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........................... Note : cette fic se passe dans l’Egypte ancienne et j’ai tenté tant bien que mal de la situer dans un contexte précis et historique, à la jonction entre la défaite des Hyksos et l’agrandissement du territoire égyptien. Les noms des Pharaons et des lieux sont donc pour la plupart réels… … Sous la lumière de Râ … Chapitre 4 : De nouveaux protagonistes… … Jamais la joie n’avait été plus grande dans tout le royaume d’Egypte. En l’an 10 du règne d’Ahmosis Ier, les Hyksos, envahisseurs de l’Egypte et possesseurs du delta du Nil, avaient été vaincu et leur roi, Apophis Ier, était mort au combat. Les troupes armées d’Ahmosis s’emparaient déjà du delta, récupérant enfin cette partie du royaume que l’Egypte avait autrefois perdu, lui restituant sa dignité première. Le peuple était en liesse, acclamant son pharaon sur son passage, scandant son nom avec une ferveur proche de l’adoration. Les hommes le vénéraient, les femmes le regardaient avec amour et les enfants imitaient déjà ses exploits qui bientôt deviendraient légendaires. L’Egypte était enfin réunie et la paix serait bientôt rétablie. Plus jamais les fiers Egyptiens ne connaîtraient la défaite et leur royaume n’appartiendrait à personne d’autre que leurs descendants. La sœur et femme du Pharaon Ahmès-Néfertari (1) était sortie aller acclamer son roi, suivie par ses nombreuses suivantes et dames de compagnie, ainsi que par le plus grand nombre des femmes du harem. Seules quatre femmes étaient restées dans l’enceinte du palais, et leurs cœurs n’étaient pas enclins à se joindre à la joie qui se propageait dans tout le royaume d’Egypte. Ita regarda la jeune Nouya et lui ferma les yeux lentement, les siens se remplissant déjà de larmes. La jeune nubienne allongée sur son lit était au harem depuis deux ans déjà : fille d’un chef de tribu, elle avait été offerte comme caution au grand Pharaon. La Nubie n’était pas encore soumise à Ahmosis Ier, mais des pactes de commerce avaient été établis avec certaines tribus plus proches de la frontière et Nouya en avait été l’une des closes principales de ces contrats engagés. Elle n’avait pas été malheureuse au harem, au contraire. La vie oisive qui l’attendait entre ces murs lui avait plu et elle était devenu très vite amie avec Ita, toutes les deux étant considérées comme des étrangères par les autres femmes. Pharaon avait visité sa couche les premiers jours puis s’était désintéressé d’elle, mais ce laps de temps plutôt court avait suffit à engendrer la vie en elle. Le bébé était né le jour de la victoire de Pharaon, ce qui était un bon présage pour sa vie à venir. Et pourtant, son arrivée dans le monde avait coûté la vie de sa mère. Nouya n’ouvrirait plus jamais les yeux. Elle aurait droit à un embaumement luxueux et à une place de choix dans l’autre monde, mais elle n’aurait jamais la joie de connaître son enfant dont elle avait pourtant attendu la venue avec joie. En pleurs, Ita regarda le bébé qui s’agitait dans ses langes, réclamant déjà le lait de sa mère. Ce fut une fois de plus la vieille Nobéseb qui la rappela à l’instant présent : elles n’avaient pas le temps de pleurer sur la mort de la jeune nubienne, il leur fallait trouver une nourrice pour l’enfant et peut-être une nouvelle mère. - Ita reprends-toi ! Nouya a donné sa vie pour que sa fille naisse, alors nous devons à notre tour veiller sur l’enfant. Pleurer ne sert à rien. - Oui, je sais mais… Oh excuse-moi Nobéseb, mais c’est tellement dur. La main de l’aïeule se posa sur son épaule dans un geste réconfortant, avant qu’elle ne prenne l’enfant des bras de la sage-femme pour la tendre à Ita. - Elle a besoin d’un nom (2), et de lait. Tu étais l’amie de Nouya, alors c’est à toi de t’en occuper. Ita approuva et se leva aussitôt pour s’occuper de l’enfant et pour aller trouver une nourrice. Plusieurs femmes avaient eu un enfant au harem ces derniers temps, cela ne serait pas difficile à trouver. Elle regarda une dernière fois le corps de Nouya que la sage-femme nettoyait déjà et elle s’éloigna à contrecoeur. … שﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂ … Ce soir-là, quand Hori retourna dans sa chambre, il était exténué. La journée était été bien remplie et il était allé acclamer le pharaon avec les autres, sa jeunesse enthousiasmée par les exploits de ce grand guerrier qu’on disait être son père. Le jeune enfant était tellement fier de savoir que le même sang que ce héros coulait dans ses veines qu’il avait hurlé plus fort que les autres sa joie, sans se douter un seul instant que le Pharaon et lui n’avaient aucun liens de parenté. Ses petits pieds traînaient par terre, soulevant la poussière qui s’accumulait, et il offrit un petit sourire las à sa mère. - Mon père est un grand homme Maman. Ita eut un petit soupir : oui son père était un grand homme, mais pas celui qu’il croyait. Cependant mieux valait garder ce secret pour elle : son fils avait besoin de grandir avec des acquis stables et ce n’était pas le moment pour elle de lui révéler le secret de sa naissance. Un petit babillement s’échappa soudain des bras de sa mère et Hori releva un sourcil intrigué. Il sapprocha et Ita, dans un geste ouvert, lui dévoila la petite forme qui reposait contre elle. Le bébé avait les yeux grands ouverts et jetait sur le monde un regard innocent et candide, adorablement irrésistible. - Mais Maman… C’est un bébé ! Ita ne pu s’empêcher de sourire cette fois-ci et elle ajouta : - Hori, je te présente ta nouvelle sœur, Anouna. … שﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂשﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂﭪשּׂ … Hori rougit légèrement sous les commentaires des femmes du harem qui l’observaient passer devant elles, ravies de voir un jeune homme si bien fait. Bien que jeune, Hori avait une prestance et un beauté hors du commun, qui attirait souvent l’œil et la curiosité des femmes. Pharaon n’avait rien à craindre, elles ne se permettraient jamais de le tromper, mais un petit coup d’œil amusé n’engageait à rien… Leurs gloussements chassèrent rapidement le jeune homme vers la cour intérieure : lui qui avait eu envie d’aller rendre visite à Nobéseb devrait reporter cela à plus tard. Pour l’instant le couloir qui menait à sa chambre était littéralement assailli. La vieille femme s’était affaibli ces derniers temps - elle vieillissait la pauvre – et Hori s’était dit qu’un petit bonjour lui ferait du bien. Mais devant toutes ces femmes, il préférait encore fuir un peu plus loin en attendant qu’elles s’éloignent et qu’il puisse avoir un peu de tranquillité avec la vieille amie de sa mère. Tout en marchant, le regard absorbé par un couple de chat qui faisait des cabrioles enjouées du côté de la volière, s’amusant à sauter sur les ombres des oiseaux, Hori ne fit pas vraiment attention où il se dirigeait et il percuta violemment un jeune homme. Déséquilibré il faillit tomber mais un bras puissant le retint au niveau de la taille, le serrant par réflexe. Gêné par sa bêtise, Hori s’excusa aussitôt en relevant un regard penaud sur l’inconnu… Un nez droit et fin, un visage aux traits très masculins encadrés par quelques mèches de cheveux noir dont quelques-unes lui retombaient dans les yeux, signe qu’on lui avait coupé la tresse de l’enfance depuis longtemps, le jeune homme eut un petit sourire amusé. - Ce n’est pas grave, je ne faisais pas vraiment attention moi-même. Veuillez m’excuser. Cce n’est que quelques secondes après qu’Hori réalisa pleinement qui il venait de bousculer : un homme au sein du harem royal ? Il ne pouvait s’agir que d’un enfant de Pharaon ou d’un haut dignitaire dont la femme était là, à moins que… Se reculant brusquement avec un regard soupçonneux, Hori ne fut pas vraiment discret et l’inconnu pu lire sur son visage les questions qui le traversaient, si bien qu’un rire clair lui échappa alors qu’il répondait : - Ne vous inquiétez pas, je viens juste voir ma mère qui habite ici depuis la mort de mon père. Elle s’appelle Nefri. Le visage d’Hori perdit aussitôt ses doutes et sa froideur et un sourire franc l’illumina. - Bien sûr ! Tu es Seshi n’est-ce pas ? Surpris du tutoiement qu’utilisait le jeune homme, et encore plus du fait qu’il le connaisse aussi bien, Seshi haussa un sourcil intrigué. Hori ajouta aussitôt : - Elle ne tarit pas d’éloge à ton sujet… Il paraît que tu as obtenu d’excellents résultats à l’école militaire. Plutôt fier qu’on parle ainsi de lui, Seshi laissa un petit sourire se dessiner sur ses lèvres. Le visage de l’adolescent lui rappelait quelque chose mais… Ils devaient avoir à peu prés le même âge, hors il lui semblait que tous les garçons du harem de sa génération en étaient partis… Il n’y avait guère que ce garçons dont l’héritier lui avait parlé les premiers jours, mais son souvenir depuis semblait avoir déserté l’esprit d’Aménophis. - Tu es Hori c’est ça ? - Oui ! Enchanté de te rencontrer Seshi. Tu es là pour longtemps ? - Quelques jours seulement… Hori se réjouit avec bonheur de cette aubaine : il allait enfin avoir des nouvelles de son ami et peut-être s’en ferait-il un nouveau en la personne de Seshi….. … … A suivre… … … Notes : 1 : ne soyez pas étonnés de lire ‘la sœur et femme du Pharaon’. A l’époque, les Pharaons épousaient leurs sœurs afin que leur sang se perpétue, et ce n’était pas vu comme de l’inceste, loin de là. Mais il est vrai que du point de vue de la génétique, cela ne devait pas être fameux comme résultat… 2 : à propos des noms, The Falconer m’a rappelé qu’on les choisissait bien spécifiquement, mais je dois vous avouer que n’y connaissant rien dans ce domaine, je l’ignorais totalement et donc je m’excuse auprés d’elle pour la façon un peu légère dont mes personnages choisissent les prénoms de leurs enfants ^^
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