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........................... Le Pacte ….. Les employés n’avaient jamais vu leur patron aussi énervé et même son secrétaire, qui d’ordinaire se considérait pratiquement comme un ami de Peter, faisait profil bas et tentait de rester le plus discret possible afin de ne pas s’attirer les foudres de son patron. Personne ne comprenait ce qui arrivait… Certes, la plupart savaient que la relation de Peter Shine avec son petit-ami officiel n’était pas au beau fixe, mais de là à ce que Peter se mette en colère au moindre détail qui l’excédait, c’était peut-être beaucoup… Il avait dû se passer quelque chose mais personne n’osait en parler ou même soulever le sujet avec un collègue. Mieux valait attendre que la tempête se passe… En parlant de tempête, une pluie de feuilles s’abattit soudain devant la porte du bureau de Peter et ce dernier hurla : « Je ne veux pas de ces contrats ! Allez proposer votre escroquerie à un autre pigeon ! » Un homme en costume foncé sortit du bureau de Shine et, les lèvres pincées, il ramassa ses documents sous le regard noir de Peter qui lui claqua bientôt la porte au nez, l’insultant et l’humiliant au-delà du raisonnable. Les employés se regardèrent, sidérés… Jamais encore M. Shine ne s’était comporté ainsi. Cela en devenait vraiment angoissant. D’ailleurs Owen ne tarda pas à oser entrer dans le bureau du patron et, les sourcils froncés, il remarqua froidement : « Tu n’aurais pas dû faire cela Peter. Ce contrat d’avocat aurait pu nous apporter gros. On dit qu’il n’y a pas un meilleur cabinet qu’eux dans tout New-York… » « Tu sais ce que je pense des ‘on dit’ Owen, alors laisse tomber ! » Il avait beau être son ami et son associé, avoir tout vu et tout supporté avec Peter, jamais encore ce dernier n’avait paru aussi exaspérant à Owen que ce jour-là. En soupirant, il finit par s’asseoir en face de lui, s’imposant d’autorité à son ami qui semblait vraiment aller mal et, croisant les bras, il déclara en regardant sa montre : « Très bien. Tu as exactement 11 minutes et demi pour me raconter ce qui se passe. J’attends un gros client et même si tes états d’âme sont importants pour moi, ils passent après ce charmant monsieur. Alors ? » « Charmant » se contenta d’observer Peter alors qu’il avait tourné son fauteuil en direction des grandes vitres qui éclairaient son bureau, jetant sur la ville un regard sombre qui voulait en dire long. « Je t’écoute Peter. » insista Owen. « Je n’ai rien à te dire. Laisse-moi tranquille… » « Peter, en six ans de carrière avec toi, je ne t’ai jamais vu ainsi. Qu’est-ce qui se passe bon sang ? Si tu continues à crier ainsi, j’ai peur qu’une des filles ne nous fasse une crise cardiaque et je ne tiens pas à la ramasser moi-même. Alors ? » Peter eut un petit rictus à demi amusé. Bizarrement, quelque chose lui disait que cela ne gênerait pas vraiment son ami de s’occuper de ces demoiselles en détresse. Il avait déjà la coupe parfaite et le sourire du prince charmant, il ne lui restait plus que sa princesse à trouver… Mais il sentait également l’inquiétude pointer à travers la voix d’Owen et il lâcha presque à contrecoeur : « David m’a quitté hier soir. » Owen, qui allait dire quelque chose, s’arrêta net dans son élan et en garda la bouche ouverte de stupéfaction. Il avait suivi de long en large les multiples déboires du couple mais jamais il n’aurait cru qu’ils en arriveraient à une telle extrémité. David semblait tellement content d’être avec Peter, c’était à n’y rien comprendre… De tous les hommes que Peter avait côtoyé, Owen aurait juré que David était le bon. Il fallait croire qu’une fois de plus, son intuition avait failli. « Quitté…. Quitté ? Pour de bon ? » « Non, juste pour faire semblant évidemment. Et demain il m’invite à jouer à la dînette avec lui… Mais bien sûr que oui Owen ! Nous ne sommes plus des enfants et crois-moi, il a pris cette décision en tant qu’adulte… » « Je suis désolé Peter. » « Pas autant que moi. » Le ton de Peter était glacial et Owen pouvait le comprendre : une rupture n’était jamais agréable, surtout lorsqu’on avait passé beaucoup de temps avec la personne. Et surtout lorsqu’on était persuadé que cela marcherait. Mais… Derrière tout cela, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Quelque chose d’autre. De plus grave sans doute. Parce que ce n’était pas la première rupture que Peter vivait et jamais encore Owen ne l’avait vu dans un tel état. Oui maintenant qu’il y pensait, Peter n’avait jamais été dans un tel état de stress. Il était pire qu’une boule de nerfs et Owen commençait à être persuadé qu’il y avait autre chose sous le problème ‘David’. Un froncement se dessina sur ses sourcils et il demanda avec suspicion : « Tu es sûr que tu ne me caches rien Peter ? Il n’y a que David qui a réussit à te mettre dans cet état ? » Le silence du PDG était significatif et Owen soupira. Effectivement il y avait bien quelque chose de sérieux qui se dissimulait sous cette rupture. Et cela commençait à l’inquiéter vu la façon dont Peter le gérait. S’il ne renvoyait pas tous les employés d’ici la fin de la journée, c’était lui qui allait faire une crise cardiaque ! « Peter ? Tu ne veux pas m’en parler ? » « Te parler de quoi ? » « De cette chose qui te tracasse par exemple. » Le regard de Peter se perdit par la grande baie vitrée de son bureau, qui ressemblait à tous les bureaux new-yorkais de ce quartier, et il cligna des yeux un court instant, un rayon du soleil venant frapper ses iris. La seconde d’après, un nuage obscurcit brusquement l’astre solaire et plus à l’aise, Peter allait répondre quand une voix surgit de nulle part résonna soudain dans sa tête/ « Voyons Peter… Réponds-lui… Pourquoi tu ne lui parles pas de moi ? » Interloqué, l’homme se raidit et il tourna son regard autour de lui, cherchant la silhouette entraperçue la veille. Cette même silhouette qu’il avait caressé et tenu dans ses bras et qu’il n’avait de cesse de rechercher depuis qu’il s’était réveillé. Inquiet par son brusque sursaut, Owen se rapprocha et demanda : « Peter… Tu es sûr que tout va bien ? » Non, tout cela ne devait être qu’une illusion. Il n’avait pas assez dormi et cela se répercutait maintenant. Il secoua rapidement la tête et leva son bras dans un geste d’apaisement : « Ne t’inquiète pas… Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. » Le regard d’Owen s’illumina et il s’exclama, ravi : « J’en étais sûr ! C’est une nouvelle rencontre ! Tu as rencontré quelqu’un ! Tu es toujours nerveux au début de chaque aventure mais là, il doit être fantastique pour que tu réagisses ainsi ! Dis donc, tu as vite remplacé David toi… Petit malin ! » Interloqué, Peter lui renvoya un regard surpris : comment son ami pouvait-il deviner aussi vite les émotions qui le traversaient ? Etait-il aussi prévisible ou bien était-ce seulement parce qu’il était son meilleur ami et connaissait pratiquement tout de lui ? Mais, relevant son poignet gauche, Owen se rendit compte avec horreur qu’il était déjà en retard et il se releva en bondissant hors de sa chaise avant de s’exclamer : « Bon si ce n’est que cela, alors je suis rassuré. Mais essaye de te calmer quand même Peter. Tu es une bombe, personne ne peut te résister alors aies un peu plus confiance en toi ! Bon je file, mon client va être furieux… » Il rejoignit la porte et juste avant de sortir, il adressa un petit clin d’œil à Peter en ajoutant rapidement : « Je suis heureux que tu te sois retrouvé quelqu’un parce que sans amour, la vie ne vaut pas le coup d’être vécue… Allez à tout à l’heure ! » La porte se referma en claquant et bientôt le silence retomba dans le bureau, enveloppant un Peter perdu entre l’amusement et la perplexité. Décidément, cet Owen… Toujours le même. Mais il devait avouer que sa visite lui avait fait du bien. Quelque part, il l’avait soulagé et sa bonne humeur lui avait changé les idées. Son fauteuil pivota une nouvelle fois vers la fenêtre et il appuya sa tête contre le dossier. Owen avait pertinemment raison : ce n’était pas sa rupture avec David qui le tracassait. C’était bien cet homme qui était apparu chez lui et qui l’avait quasiment… envoûté. Il ne pensait qu’à lui, ne voulait voir que lui et il s’était même surpris à passer ses doigts sur le bois de son bureau en recherchant cette sensation délicieuse qu’il avait eu en caressant la peau de cet inconnu durant la nuit. Le téléphone sonna et Peter fronça les sourcils : pourquoi sa secrétaire n’avait-elle pas filtré l’appel ? D’habitude il avait toujours affaire à elle avant de prendre un coup de fil ? Intrigué, Peter décrocha rapidement, demandant aussitôt qui était à l’appareil. « Ton ami a raison… Sans amour, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. » « Vous ?? Mais… Qui êtes-vous ? Dites-le moi je vous en prie. » « Toujours la même question en tête hein Peter ? Tu ne te fatigues donc jamais de te torturer les méninges de la sorte ? » Peter était complètement perdu et il commençait à se demander si Owen quelque part n’avait pas trouvé le bon mot pour caractériser ce qu’il vivait : quelque chose de… fantastique. Comment un homme pouvait-il entrer et repartir aussi facilement de chez lui, pour ensuite l’appeler à son bureau sans même être passé par sa secrétaire en lui énonçant des choses qui venaient à peine d’être dites dans une pièce fermée et insonorisée… ? « Qui êtes-vous ? » Parce plus les minutes passaient et plus Peter… commençait à avoir peur. Un soupir lui répondit et la voix reprit, toujours aussi coulante et douce… Un peu trop mielleuse sans doute. « Bien. Petit curieux. Je suis l’antagoniste de Celui qui Est. » « Pardon ? Mais qu’est-ce que cela signifie ? » Seul un rire clair résonna dans le combiné et la voix reprit bientôt, retrouvant tout son sérieux : « Retrouve-moi ce soir sur la 66° rue. Numéro 6. C’est un petit bar ouvert toute la nuit. Je t’y attendrai. » Et il raccrocha. « Attendez ! Pourquoi ? Mais… » Perplexe, Peter garda l’appareil en main quelques minutes, dans un silence interloqué. C’était une plaisanterie ou quoi ? Devait-il se fier à cet homme ou bien était-ce un piège ? Quand il raccrocha, il savait ce qu’il allait faire. Parce que l’envie de revoir celui qu’il avait serré toute la nuit dans ses bras était beaucoup trop forte… Il prit un morceau de papier et nota rapidement l’adresse, afin d’être sûr de ne pas l’oublier. …. -------------------------- --------------------------------- ----------------------------------------------- ------------------------- --------------------------------- ------------------------------------------------- … Peter ramena les pans de sa veste sur lui et se frotta rapidement les mains pour les réchauffer. Il était à peine huit heures du soir et il arpentait déjà la 66° rue à la recherche de ce fameux bar… Un bar qui était bien caché car cela faisait quelques minutes qu’il cherchait en vain. De toute l’après-midi, il n’avait pas réussi à décoller ses yeux du morceau de papier où il avait inscrit l’adresse. Et des flashs de la nuit dernière n’avaient cessé de le hanter, l’obsédant de plus en plus. A croire qu’il avait cet homme dans la peau. S’il avait cru à la magie, il aurait pensé qu’il avait été ensorcelé. En tout cas, cela y ressemblait énormément. En l’espace d’une nuit, cet homme était devenu le centre de son univers. Quoi qu’il pense ou fasse, son esprit revenait toujours à lui, comme un aimant. Une silhouette sombre sortit soudain devant lui d’un petit renfoncement dans le sol et, intrigué, Peter s’approcha pour découvrir enfin le numéro 6 de la 66° rue. Il n’y avait aucune enseigne, voilà pourquoi le PDG avait cherché en vain pendant tout ce temps. Rassuré, et en même temps inquiet de ce qu’il risquait de trouver là-dedans, Peter s’engagea prudemment, prêt à faire demi-tour si jamais l’endroit lui paraissait trop dangereux. Il n’était pas un froussard mais ce qu’il vivait en ce moment avait eu le don de le rendre légèrement soupçonneux vis-à-vis de tout. Et c’était plutôt normal : cet homme l’attirait tout en l’effrayant. Il poussa la porte et jeta un coup d’œil dans la salle : c’était petit et très simple. Une odeur sucrée flottait dans l’air et quelques amis étaient réunis à une table pour jouer aux cartes. Au bar, une matrone servait les clients et riait joyeusement avec un jeune qui était pratiquement avachi sur le bar, déjà bien enivré en ce début de soirée. A vrai dire… C’était affreusement banal et, rassuré, Peter entra aussitôt, levant les yeux au ciel en se demandant où son imagination allait l’emmener comme cela. Dans le fond de la pièce, un jeune homme était assis et regard dans sa direction, un sourire satisfait sur les lèvres. Un jeune homme qu’il reconnut immédiatement comme étant son inconnu et Peter pressa le pas, soudain nerveux, pour venir s’asseoir en face de lui. Cependant, ne voulant pas rater cette occasion qui serait peut-être la seule qu’il aurait avec ce magicien sorti de nulle part, il se força à rester patient et calme. Il lâcha d’ailleurs, comme pour faire débuter la conversation entre eux : « Je m’attendais à un bar plus… pittoresque. » Le rire du jeune homme était délicieux : tout son être de toute façon dégageait une telle sensualité et une telle délicatesse que Peter aurait mis n’importe qui au défi de rester insensible à son charme. Jamais encore il n’avait vu un homme plus beau que lui. « Voyons Peter… Cela serait tellement… banal. » Sa voix n’était plus la même : la veille et quand il l’avait eu au téléphone, elle lui avait semblé… plus profonde. Maintenant, même si elle reflétait toujours cette même assurance et la même malice, elle semblait avoir changé. Elle paraissait beaucoup plus… humaine. Souriant toujours, le jeune homme finit par prendre un porte-document qu’il avait laissé à ses pieds et il le posa sur la table : « Discutons affaire maintenant Peter. » La surprise fut totale et l’homme se sentit insulté : on ne lui avait quand même pas tendu ce piège dans le seul but qu’il signe un contrat ??! Jamais encore il n’avait vu pareille machination ! Il voulu s’énerver mais la main tendue dans sa direction du jeune homme l’en dissuada tout de suite et l’inconnu déclara calmement : « Non Peter, je ne suis pas là pour ce genre d’affaires. » Mais… Lisait-il dans son esprit pour savoir toujours tout comme cela ? Une fois de plus la créature sourit et répondit sans même le regarder, tout en fouillant dans son porte-document : « Cela m’arrive mais si tu n’aimes pas cela, je m’en abstiendrai, rassure-toi. » « Qui êtes-vous ? Et quelle est cette mascarade ? Qu’est-ce que tout cela signifie ? Comment savez-vous tout cela sur moi ? » L’homme releva enfin son regard dans celui de Peter, et il se rendit compte pour la première fois depuis la veille qu’il avait deux prunelles d’une couleur vraiment foncée, mais qui laissait entrevoir à la lueur de la lumière des reflets… pourpre. Des prunelles couleur sang. Il n’avait jamais vu cela auparavant, si bien qu’il en resta muet suffisamment longtemps pour que l’inconnu réponde : « Mon nom humain est Fabio et je suis ici afin de te proposer un contrat cher Peter. Un contrat dont tu seras l’unique bénéficiaire. Et à mon avis, tu dois te douter de quoi je veux te parler non ? » L’éclat de malice qui brillait dans ses yeux voulait en dire long et Peter commença à craindre le pire. Même son imagination n’était pas allée jusque là. « Vous… » « Je veux ton âme oui. Et en échange, tu auras l’âme sœur dont tu rêves depuis toujours. L’Amour avec un grand A. Celui qui fait rêver tu sais… » A son sourire on pouvait comprendre que Fabio n’en pensait pas le moindre mot et Peter se sentit soudain mal à l’aise. « C’est une blague… » dit-il d’une voix blanche. « Bien sûr que non. » « Vous êtes complètement fou ! » Furieux il se releva et allait quitter le bar quand la voix de Fabio retentit : « Tu veux donc rester seul toute ta vie Peter ? » L’homme qui était prêt à s’en aller se figea et lentement, il baissa la tête vers le sol. Seul ? Non… Il était vrai que son souhait le plus cher était de trouver enfin celui qu’il pourrait aimer toute sa vie. Il… Il voulait tout simplement vivre un conte de fée, comme tout le monde. Mais le sien avait tourné au cauchemar depuis longtemps. « Ce conte de fée, je peux te l’offrir. » répéta Fabio, en écho à ses propres pensées. « Contre mon âme… » constata Peter. « Voyons Peter, qu’est-ce que ton âme après tout ? A quoi te servira-t-elle lorsque tu mourras seul et abandonné de tous dans ta maison de retraite de luxe… ? » Peter se retourna alors et le regarda droit dans les yeux un doute énorme traversant soudain son esprit : « Vous… Vous pouvez voir mon avenir ? » « Bien sûr. Je peux énormément de choses Peter, comme par exemple t’offrir la vie dont tu rêves depuis toujours… » Indécis mais ne supportant pas l’idée de mourir seul, sans jamais avoir connu l’amour dans sa vie, Peter revint finalement s’asseoir en face de Fabio et il posa ses coudes sur la table, décidé cette fois-ci à parler. « Je ne serai plus seul… C’est bien ça ? » « Oui Peter. Une de nos âmes te sera entièrement dévouée jour et nuit, et elle t’aimera comme personne ne t’a jamais aimé. Je te jure qu’elle te rendra heureux. » « Attendez ! Une de vos âmes… Vous voulez dire que… ce ne sera pas vous ? » « Non, bien sûr que non. Ton compagnon sera bien plus beau et gentil que moi et… » « Alors non, je refuse ! » Fabio eut un petit sourire ennuyé et il continua : « Voyons, ne dis pas non sans réfléchir Peter, c’est un peu stupide de refuser une proposition pareille. » « J’accepte de signer votre contrat mais à une seule condition… » Les yeux de Fabio se mirent à briller de convoitise et il demanda, débordant de joie : « Laquelle ? » « Vous serez mon compagnon. Vous et uniquement vous. Je ne veux personne d’autre. » « Quoi ?? Mais je ne peux pas, je ne remplis pas ce genre de fonction ! Je ne vais pas me rabaisser à servir un simple humain ! » Le visage de Peter s’obscurcit et il fit mine de se relever en soupirant : « Tant pis alors… » La main de Fabio attrapa son bras vivement et finalement, le démon embarrassé lâcha : « Bon bon, si c’est ce que tu veux réellement… J’accepte. Signe ici, en bas de la page… » Le cœur battant la chamade, Peter sortit son stylo et signa sans même lire. De toute façon, il savait déjà ce qui était inscrit… .. ..
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