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Genre : yaoi, aventure

Note : j’ai pris un peu de retard mais j’étais en pleine période de partiels et je dois avouer que j’ai eu du mal à en voir le bout ce semestre-ci… Enfin maintenant c’est fini et je vais pouvoir de nouveau poster plus activement. 

Bonne lecture !

                                 Entraide forcée

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 Chapitre 14 : Une chose à laquelle je tiens plus que tout…

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La première règle était de rester discret avant tout. Parce que si Jamie était sûr d’une chose, c’était bien parce qu’ils cherchaient le frère de Gabriel que ces hommes leur étaient tombés dessus. Il n’avait plus aucun doute là-dessus.

Cette histoire ne sentait pas bon… Vraiment pas bon.

Un homme dans les petits papiers du roi, qui disparaît soudainement, et de mystérieux assassins à leur poursuite simplement parce qu’ils étaient à sa recherche…

Il y avait une histoire qui le dépassait, une histoire qu’il n’aimait absolument pas, mais Jamie n’avait plus le choix maintenant. Ils s’en étaient pris à Gabriel, ils l’avaient blessé et l’avaient enlevé, et cela, l’écossais ne leur pardonnerait jamais !

La première chose était déjà de retrouver Gabriel sain et sauf si possible, et après il aurait suffisamment de temps pour penser à une retraite possible ou une vengeance quelconque. Le plus important était Gabriel…

Et pour ne pas angoisser inutilement, se ronger les sangs en se demandant comment il allait, Jamie avait préféré passer à l’acte en se mettant à la recherche du propriétaire de ce mystérieux écusson qui restait le seul indice en sa possession sur l’identité des kidnappeurs. Tout en restant discret…

Et pour cela, il avait eu recours à la meilleure des solutions : aller faire un tour du côté des bas quartiers de la ville, de ceux qu’on évite généralement lorsqu’on ne veut pas avoir d’ennuis. Là où la racaille était, il était persuadé de trouver de bons renseignements et une discrétion à toute épreuve.

De plus, son statut de voleur l’avait formé depuis longtemps à fréquenter une population pareille et il ne lui fallut pas longtemps pour obtenir un nom.

Souriant, il se rendit à l’endroit qu’on lui désigna presque en tremblant : nul doute désormais sur le genre d’individus qu’il risquait de croiser. Mais cela ne lui faisait absolument pas peur : pour Gabriel, il aurait été prêt à faire bien plus qu’une descente en enfer…

La porte grinça et les regards se tournèrent aussitôt vers lui, mais Jamie ne se démonta pas et il garda son petit sourire ironique tout en se dirigeant vers le comptoir du petit bar. Beaucoup le suivirent du regard et quand l’écossais s’assit en demandant un verre, un silence étrange tomba sur l’assemblée.

Personne ne le connaissait ici et les visages étrangers n’étaient pas réellement appréciés. Un homme se leva rapidement d’ailleurs et s’approcha de l’écossais : son attitude toute entière était hostile et Jamie se ramassa sur lui-même, prêt à intervenir au moindre geste suspect.

Une main se posa sur son épaule et en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, l’écossais sortit une petite lame qu’il pointa aussitôt vers la bedaine ventripotente de son interlocuteur, le menaçant froidement.

- Essaye seulement, et je te tue…

- Jamie ?

Etonné qu’on prononce son prénom, l’écossais releva enfin son visage vers l’homme et une lueur soulagée passa dans son regard quand il le reconnut enfin :

- Ca alors ! Thomas !

L’homme lui sourit et aussitôt les conversations reprirent, faisant baisser la tension d’un cran dans la pièce. Le nouveau venu n’était déjà plus un étranger alors chacun commença doucement à ignorer son existence et à reprendre la sienne avec nonchalance…

Thomas, un homme bien bâti et au ventre impressionnant, éclata de rire et prenant d’autorité le bras de son jeune ami, il l’entraîna vers une table dans le fond :

- Alors là, il va falloir que tu m’expliques ce que tu fais ici toi ! Je croyais que tu opérais un peu plus au Sud. C’est la première fois que je te vois ici…

Jamie se laissa volontiers faire, soulagé quelque part d’avoir enfin un ami dans la place et il s’installa en face de lui, refusant poliment le verre déjà bien entamé qu’il lui tendit.

- Merci Thomas. C’est vrai que je travaillais ailleurs mais une affaire plus urgente m’a rappelé ici.

- Ah oui ? Un gros coup ?

Les yeux de Thomas se mirent à briller d’avidité mais l’écossais brisa aussitôt ses espoirs d’un revers de la main :

- Non. Une affaire personnelle.

- Jamie, tu sais que ce n’est jamais bon de mêler travail et privé…

- Ne t’inquiète pas pour moi Thomas… Tu sais que je m’en sors toujours.

- Ouaip ! Tu as raison. Bon alors… Je peux t’aider ?

Ravi, Jamie lui expliqua qu’il cherchait un certain Lanson, qu’on lui avait conseillé, et devant le froncement de sourcils de son ami, il comprit que l’individu était vraiment peu recommandable, même dans un milieu pareil.

- Lanson ? Pourquoi tu veux voir cette face de rat Jamie ?

- On m’a dit qu’il pouvait m’aider à identifier un écusson.

- Fais voir ton truc !

L’écossais s’en était plus ou moins douté et rassuré d’avoir affaire à un ami, il sortit le morceau de tissu de sa poche et le montra discrètement à son ami, qui leva rapidement les yeux au ciel en soupirant.

- Gamin, pour un écusson aussi connu, ce n’était pas la peine de sortir Lanson de son trou. Tout le monde le connaît dans le coin…

- Ah oui ?

- C’est la famille la plus influente de la ville. Un sacré nid de vautours là-dedans… Qu’est-ce que tu leur veux l’Ecossais ? C’est un trop gros gibier pour toi.

- Ils ont quelque chose que je veux absolument récupéré.

Thomas secoua la tête, se demandant dans quoi s’embarquait son ami mais il n’insista pas, connaissant très bien le caractère opiniâtre de Jamie. Rien ne le ferait changer d’avis, et surtout pas lui.

D’un haussement d’épaules, il répondit :

- Leur manoir est au nord de la ville, à quelques kilomètres. Vu la taille du bâtiment, tu ne pourras pas le manquer. Mais méfie-toi, il y a de drôles de rumeurs sur eux… Ils ont engagé beaucoup de mercenaires ces derniers temps, dans las bas quartiers de la ville pour rester discrets. Ils doivent préparer quelque chose et je n’aime pas ça. Surtout qu’ils n’ont pas engagé des enfants de chœur. Ils donnaient l’impression d’aller à la chasse au gros gibier, si tu vois ce que je veux dire.

Jamie arqua un sourcil, feignant l’ignorance, mais au fond de lui, il n’était pas dupe. A tous les coups, David était le fameux gibier qu’ils avaient dû chasser, avant que son nom et celui de Gabriel ne s’ajoute à la liste… Ses doutes étaient fondés : cette histoire sentait très mauvais. Mais maintenant qu’ils avaient Gabriel, l’écossais avait les pieds et poings liés : il devait agir !

- Bah ne t’inquiète pas Thomas : je récupère ce qu’ils m’ont pris et je file sans laisser d’adresse. Je serai prudent.

- Huumm… Si tu le dis.

- Au fait, quel est le nom de la famille ?

- Aurely. Le comte d’Aurely. Un sale type si tu veux mon avis…

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Un soupir échappa à David, et il passa une nouvelle fois le bout de tissu qu’il tenait sur le front en sueur de son jeune frère. Vu le peu de moyens dont il disposait, il avait été obligé de déchirer une manche de sa chemise et l’air se refroidissant dans ces caves humides, des frissons traversaient son corps, l’empêchant de trouver une certaine paix.

Et de toute façon, vu l’état physique de son jeune frère, il n’était pas prêt d’avoir l’esprit serein.

Ce monstre d’Aurely avait été jusqu’à faire enlever Gabriel, en le blessant et le traitant de la manière la plus odieuse. Si seulement il avait été libre de ses gestes, David le lui aurait fait chèrement payé !

Dire que tout avait commencé avec cette mission maudite pour le roi… Jamais il n’aurait cru mettre le nez dans une affaire aussi importante ! Ce qui n’était au départ qu’un simple fait étrange était devenu au fur et à mesure un véritable complot d’état !!

Un coursier avait disparu, portant certains messages pour le roi et ce dernier, pensant simplement à des bandits de grand chemin, avait fait appel à David en lui demandant d’essayer de retrouver le courrier perdu. Mais le messager portait dans sa besace une lettre de la plus haute importance, qui avait désarçonné David quand il avait réussi à mettre la main dessus… Dessus étaient inscrits plusieurs noms de nobles de la haute aristocratie française, dénoncés par un des leurs qui prévenait ainsi le roi et en appelait à sa clémence sur son propre sort. Un complot… David avait eu toute la liste entière d’un complot plus important encore qu’il ne l’aurait jamais pensé !

Evidemment, d’Aurely avait eu vent de sa mission, par il ne savait quel moyen, et avait tout fait pour récupérer cette fameuse lettre, dont l’auteur avait été assassiné dés qu’on avait appris sa trahison. David l’avait caché en lieu sûr mais n’avait pas pu échapper à ses sbires et était retenu ici depuis plus d’un mois, subissant tortures et interrogatoires serrés par d’Aurely lui-même qui semblait prendre un grand plaisir à martyriser un des amis du roi.

Depuis une semaine, les interrogatoires avaient bizarrement cessé, permettant à David de reprendre des forces. Mais s’il avait su qu’en fait, d’Aurely avait profité de ce temps pour mettre la main sur Gabriel, il n’aurait pas été aussi tranquille. Quel monstre ! Cet homme appartenait véritablement à la lie de l’humanité et David était furieux de ne rien pouvoir faire contre lui…

Du moins tant que cette lettre ne serait pas remise au roi… Et il aurait fallu qu’il soit libre pour cela.

Gabriel gémit dans son sommeil et David le serra un peu plus contre lui, essayant d’apaiser ses songes. Sa blessure l’avait considérablement affaibli et il avait un peu de fièvre depuis quelques heures. Vu leur situation et l’endroit ignoble où ils étaient enfermés, cela n’avait rien d’étonnant. David craignait plus que tout une infection des chairs, qu’il ne pourrait malheureusement pas soigné ici, et il savait pertinemment qu’Aurely préférait le voir pleurer son frère agonisant que de lui apporter la moindre aide. La haine de cet homme était abominable !

Malheureusement le pire était encore à venir. Pour libérer Gabriel de ce monstre, David avait donné un faux renseignement, qu’il risquait de payer très cher quand d’Aurely s’en rendrait compte. Cela ne lui avait laissé qu’un sursis, et bizarrement, David s’attendait à un miracle. Il ne cessait de prier, en appelait aux mânes de ses parents morts en les suppliant au moins de sauver Gabriel, qui ne méritait pas ce qui lui arrivait, mais rien ne se passait… Et il ne voulait pas penser au moment où d’Aurely reviendrait ici, le cœur rempli de vengeance et de haine.

David ne savait plus quoi faire… Entre dénoncer ce complot qui visait l’un de ses meilleurs amis, le roi, et la France entière, et protéger son frère, en sachant que de toute façon d’Aurely les ferait mourir tous les deux, il était perdu.

Plus le temps passait, plus l’état de Gabriel l’inquiétait et plus il sentait son cœur fléchir. Mais il était dans une impasse…

Epuisé, il finit par s’endormir, serrant Gabriel dans ses bras, priant le ciel de toutes ses forces de leur offrir un miracle. Sans quoi ils étaient perdus.

 ….

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Ce miracle justement s’appelait Jamie, qui avec l’aide de l’obscurité de la nuit, venait de réussir à pénétrer dans le manoir endormi. Il ne savait pas encore s’il tenait là une piste sérieuse mais il voulait y croire, pour Gabriel.

Bizarrement les mercenaires dont Thomas lui avait parlé n’étaient pas là. Comme si tout le monde avait déserté au vu d’une mission spéciale. Mais cela l’arrangeait : les quelques hommes qui étaient restés là ne le gêneraient pas trop. Surtout pour un voleur de son expérience.

S’il préférait détrousser les voyageurs solitaires, entrer dans les manoirs aristocratiques afin de mettre la main sur quelques belles pièces avait toujours été un jeu pour lui. Un jeu risqué, mais une poussée d’adrénaline qu’il n’avait jamais refusé. Et cette expérience le servait aujourd’hui, alors qu’il glissait dans les couloirs, d’un pas de velours.

Jusqu’à présent, il n’avait eu qu’une rencontre malvenue : un chat dont il avait dérangé le sommeil en ouvrant la fenêtre par lequel il s’était introduit, et qui lui avait montré son mécontentement d’une manière douloureuse, sans faire trop de bruit heureusement. Mais sa main portait désormais de belles traces nettes de griffures qui mettraient longtemps à partir.

Un bruit de pas et de discussion le surprit et il réussit à se dissimuler à temps dans l’ombre d’un couloir. Deux gardes passèrent, les bras chargés de victuailles, en riant comme des hommes qui comptent passer une bonne soirée, débarrassés de leur supérieur.

Jamie fronça les sourcils : des gardes à l’intérieur même d’un manoir aristocratique ? Nul doute qu’ils devaient surveiller quelque chose de précis, et ce quelque chose devait sûrement s’appeler Gabriel…

Il les suivit à distance, prenant garde à ne pas attirer leur attention et utilisant ses dons particuliers de voleur. Les hommes ne remarquèrent pas sa présence et quand ils empruntèrent un petit escalier, le regard de Jamie s’illumina.

Gabriel était là, il en était sûr ! Où pouvait-on mieux garder quelqu’un enfermé dans des sous-sols, sûrement prévu pour ce genre de chose dans les temps reculés ?

Jamie les suivit discrètement et quand il aperçut les gardes entrer dans une petite salle en déclarant joyeusement qu’ils apportaient le repas du soir, offert gracieusement par le comte, s’adressant sûrement à d’autres hommes qui devaient être là, l’écossais sourit.

 

* C’est ça mes jolis, empiffrez-vous et saoulez-vous… Je me charge de vérifier le contenu des cellules moi-même… *

 

Il réussit à passer devant la porte sans se faire remarquer et fila aussitôt un peu plus loin dans les sous-sols, ses yeux furetant un peu partout dans l’espoir de trouver un quelconque indice de la présence de Gabriel.

Malheureusement les quelques salles étroites qu’il visita étaient désertes, jusqu’à ce qu’un bruit de pas et un cliquetis métallique lui indique qu’une des salles était gardée. Il se garda bien de se faire remarquer mais il repéra très vite la présence du garde devant une des portes.

Un seul homme. Ce serait un jeu d’enfant.

L’homme faisait des allées et retours devant la cellule, et profitant qu’il avait le dos tourné, avec une adresse hors du commun, Jamie l’assomma promptement d’un coup ferme sur la nuque, l’envoyant au pays des rêves pour longtemps, et il le rattrapa avant qu’il ne s’effondre et donne ainsi l’alerte aux autres gardes un peu plus loin.

Ceci fait, il attrapa le trousseau de clés et ouvrit la porte.

La petite pièce était plongée dans l’obscurité et il lui fallut quelques minutes pour s’habituer au noir. Et dés que ce fut fait, il remarqua très rapidement les deux silhouettes dans le fond de la cellule, enlacées.

L’un d’eux, probablement réveillé par l’ouverture de la porte, le fixait avec un regard noir et inquiet, sur la défensive. Jamie comprit aussitôt que l’homme le craignait et, ne s’avançant pas pour ne pas le brusquer, il mit son doigt sur sa bouche dans un signe lui demandant de se taire.

- Ne vous inquiétez pas, je ne vous veux aucun mal. Gabriel est-il ici ?

David fronça les sourcils, hésitant sur la conduite à tenir. S’agissait-il d’un piège d’Aurely ou bien cet homme était-il réellement venu pour Gabriel ?

Cependant, voyant là un signe du ciel qu’il attendait depuis plusieurs heures, David n’hésita pas longtemps avant de sauter sur cette occasion qui s’offrait à lui.

- Il est avec moi. Qui êtes-vous ?

Le coeur de Jamie fut balayé par son soulagement et il s’approcha cette fois-ci, venant se mettre à genoux devant le couple enlacé. Il voulut tendre sa main vers Gabriel mais l’inconnu l’en empêchant, arrêtant d’un geste d’un mouvement de la main.

- Qui êtes-vous ? répéta-t-il.

- Je suis… un ami de Gabriel. Je suis venu le sortir de là. Comment va-t-il ?

Si l’explication n’était peut-être pas suffisante, parce que David ne connaissait aucun ami de Gabriel et reconnaissait encore moins cet homme, il le laissa approcher sa main. Jamie pu enfin la poser sur le front brûlant du jeune aveugle et son visage se teinta d’inquiétude.

- Merde… Il faut le sortir de là. Laissez-moi le porter.

- Ne le touchez pas ! Je suis son frère, je le porterai moi-même !

Le regard de Jamie s’écarquilla et il balbutia

- Vous… Vous êtes David ?

- Oui, pourquoi ?

- Gabriel a fait un chemin énorme pour vous retrouver vous savez. Mais nous parlerons de tout ça plus tard, pour l’instant le plus urgent est de sortir d’ici. Vu votre état, vous n’irez pas loin en portant Gabriel, alors laissez-moi faire. Ayez confiance, comme votre frère a eu confiance en moi s’il vous plaît…

Surpris de telles paroles, mais comprenant qu’il était sa seule chance, David abandonna finalement son jeune frère dans les bras de cet inconnu et se releva à son tour, puisant dans ses dernières forces, pour tenter de fuir.

Ils sortirent ainsi tous deux de la cellule et se faufilèrent en silence dans les couloirs. Jamie portait Gabriel précautionneusement, comme s’il était la chose la plus précieuse au monde et cette attitude rassura David quelque part. Il ne connaissait pas cet homme, mais il avait risqué sa vie pour venir sortir son frère de là, et se comportait tellement bien envers lui que ses derniers doutes s’effacèrent.

Ils réussirent à passer devant les gardes, leurs cris de saoulards leur indiquant qu’ils n’avaient rien à craindre d’eux, et se retrouvèrent rapidement à l’extérieur.

Cela avait presque été trop facile mais quelque part, Jamie savait que la véritable difficulté commençait seulement maintenant : ils allaient devoir échapper à ceux qui n’allaient pas tarder à les poursuivre et cela serait une autre paire de manches…

Cependant, se réjouissant de l’instant présent, il fila jusqu’aux deux montures qu’il avait amené avec eux, David sur les talons. 

Ce dernier, faiblissant de plus en plus après ce mois éprouvant passé enfermé, se mit à chanceler sur les derniers mètres et Jamie s’approcha de lui, inquiet.

- Vous allez bien ?

- Oui… Oui, ne vous inquiétez pas. J’irai mieux lorsque nous serons loin d’ici !

L’écossais apprécia le courage de l’homme, qui se contenta de serrer les poings en espérant tenir le coup jusqu’à un refuge possible. Il lui laissa le deuxième cheval et monta lui-même sur le sien, en portant Gabriel serré contre lui.

Le jeune homme, que la fièvre abrutissait, s’agrippa soudain à sa chemise, son poing se refermant sur le tissu et il murmura :

- Jamie…

Le cœur du voleur se serra et profitant de l’inattention de David, il resserra ses bras autour de son amant et déposa un petit baiser sur son front.

- Je suis là… Dors… Je veille sur toi.

Les chevaux s’élancèrent, Jamie indiquant simplement à leur compagnon qu’il avait prévu une retraite sûre en ville et David le suivit, confiant…

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A suivre….