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........................... Entraide forcée . Chapitre 13 : Enlèvement.. Il tenta d’avancer de quelques pas mais son pied buta contre un tabouret, qui tomba bruyamment sur le sol en terre battue, emportant dans sa chute ce qui reposait sur lui. Le bruit d’une porte qu’on ouvre et un cri de surprise : - Gabriel ! Qu’est-ce que tu fais debout ?! Comme pour répondre à sa question, le jeune aveugle sentit soudain ses jambes se dérober et un vertige saisissant obscurcit son esprit. Jamie jeta aussitôt le bois qu’il tenait dans ses bras et se précipita, rattrapant à temps le corps mince du jeune homme avant qu’il ne touche le sol. Il le souleva dans ses bras et le ramena vers le lit, où il le déposa délicatement. Doucement il passa sa main dans les longues mèches blondes et secoua la tête en souriant. Même si Gabriel ne pouvait pas le voir, il devinait sans aucun doute son sourire dans sa voix. - Dis donc, je croyais d’avoir dit de ne pas te lever… Tu es encore trop faible et ta fièvre vient à peine de tomber. - Tu étais où ? demanda l’aveugle, remis de ses émotions. - Je suis juste allé chercher du bois… Tu n’avais quand même pas peur que je t’abandonne ? Gabriel baissa la tête et se recroquevilla sur les draps, sous le sourire amusé de Jamie. Une promesse n’était pas une promesse ? Alors pourquoi Jamie s’y serait-il dérobé ? - Non non… murmura Gabriel. - Tu sais bien que j’en serais incapable gamin. - Hé je ne suis pas un gamin ! s’exclama soudainement le jeune homme. Ravi de le voir reprendre du poil de la bête, Jamie répondit en riant : - Si. Tu es mon gamin à moi ! Il se pencha et déposa un baiser sur les lèvres entrouvertes de son amant, le prenant par surprise. Gabriel s’y plia avec délice et y répondit doucement. Leur baiser laissa sur ses lèvres un doux sourire béat qui attendrit Jamie. - Allez repose-toi. Plus vite tu seras guéri, plus vite nous pourrons repartir. - Qu’est-ce que nous allons faire Jamie ? La voix de son compagnon était soudain devenue inquiète et l’écossais soupira. A vrai dire, il ne savait pas lui-même ce qu’ils feraient une fois que Gabriel aurait retrouvé toutes ses forces… Repartir sur les traces de David lui semblait plus que dangereux, repartir sur les chemins étant déjà en soi-même une aventure qu’il n’avait pas vraiment envie de tenter… Ils faisaient demi-tour quand ils avaient été attaqués… Signe qu’on ne les laisserait pas tranquilles aussi facilement. Le frère de Gabriel avait dû être mêlé à une affaire bien sombre pour qu’on cherche à les assassiner seulement parce qu’ils étaient à sa recherche. Une affaire à laquelle Jamie n’avait aucune envie de se mêler. Sa main caressa doucement la joue de son compagnon et il murmura : - Je ne sais pas Gabriel… Je n’en ai aucune idée en fait. Lentement, il partit ramasser le bois qu’il avait laissé à l’entrée et il vint le remettre devant la cheminée, avant de rajouter une bûche dans le feu. L’atmosphère était bonne et chaleureuse dans la maisonnette, et Jamie tenait à ce qu’elle le reste : pas question que la fièvre de Gabriel revienne, il était déjà suffisamment faible comme cela. … Aline était venue les voir un peu plus tard dans la journée, ravie de voir que Gabriel allait beaucoup mieux. Cela faisait deux jours qu’il était réveillé et de nouveau sain d’esprit, mais la vieille femme passait souvent les voir, histoire de s’assurer que sa guérison se passait le mieux possible. Elle était en train de discuter avec Jamie quand un homme entra et se dirigea aussitôt vers l’écossais avec une idée bien précise en tête. Il s’agissait d’un des hommes du village qui étaient venu l’aider à transporter Gabriel jusque chez Aline, et vu son essoufflement, il avait dû se passer quelque chose dans le hameau. - Jamie est-ce que tu pourrais venir nous aider ? Une bête a fait peur aux troupeaux et plusieurs têtes de bétails ont disparu. On est en train de les rechercher, mais un homme supplémentaire ne serait pas de refus. Jamie ne pouvait décemment pas refuser : les villageois l’avaient accueilli avec tellement de gentillesse qu’il ne pouvait pas leur refuser ce petit service. Il se leva en lui assurant qu’il venait, et il laissa Gabriel qui dormait comme un bienheureux aux bonnes mains d’Aline avant de sortir à la suite de l’homme. Il leur fallut plusieurs heures pour récupérer le maximum de bêtes possibles. L’avantage, c’est que dans leur fuite, la plupart des animaux s’étaient regroupé pour fuir ensemble, et il les avait retrouvé par petits groupes isolés, éparpillés dans la grande forêt qui entourait le hameau. Il faisait nuit noire quand enfin les hommes revinrent au village accompagnés des bêtes échappées, riant ensemble de leur aventure. Ils les rentrèrent dans les enclos quand un petit groupe de jeunes garçons se précipita vers eux, poussant des cris effrayés et parlant tous ensemble, la plupart se précipitant dans les bras de leurs pères respectifs. D’abord surpris, puis inquiets, les hommes essayèrent de les écouter et l’un d’eux se tourna vers Jamie, livide. - Jamie, des hommes sont venus pour Gabriel… - Quoi ?? Avant même d’enregistrer totalement les paroles du villageois, l’écossais se précipita ventre à terre jusqu’à la demeure d’Aline. Quelques femmes étaient devant l’entrée et plusieurs avaient la tête baissée et les yeux remplis de larmes. Jamie en bouscula quelques-unes sur son passage et il s’engouffra dans la demeure, complètement paniqué. Il ne s’attendait absolument pas à trouver un tel spectacle. La vieille Aline était allongée sur son lit et Gabriel était totalement introuvable. En tremblant, l’écossais s’approcha et il tomba à genoux aux côtés du lit, pour prendre doucement la main de la vieille femme. Celle-ci avait une respiration saccadée et des yeux vitreux. Malheureusement Jamie savait trop bien ce que cela signifiait et son inquiétude redoubla. - A… Aline ? - Jamie, c’est toi ? C’est bien toi ? La vieille femme ne voyait déjà plus… La mort était en train de l’emporter. C’est seulement à ce moment-là que Jamie remarqua l’énorme tâche rouge qui maculait son flanc droit. Il serra un peu plus fort la main de l’aïeule et demanda avec un grondement dans la voix : - Pourquoi ? - Ils sont venus… Ils voulaient Gabriel… Ils l’ont emmené. J’ai essayé… J’ai essayé fils, de les en empêché. Le petit… Il… Il… Jamie déglutit. La peur étreignit son cœur, en même temps que son désespoir. - Gabriel. Il criait… Il avait peur… Il t’appelait. Fils… Tu dois aller… le chercher. Elle prit une grande inspiration, chercha son air et l’une des femme à son côté épongea doucement son front, lui enjoignant de se calmer. Jamie eut envie de pleurer et pourtant, jusqu’à la fin, il resta aux côtés de la vielle femme qui avait tellement pris soin de Gabriel et qui leur avait même offert sa maison pour les abriter. Elle l’avait malheureusement payé de sa vie. Sa respiration se fit plus lente, plus désordonnée… Et lorsqu’un mince filet de sang s’écoula de sa bouche, l’écossais sut qu’elle vivait ses derniers instants. Rien n’aurait pu la sauver. Elle était condamnée depuis que cet homme avait levé sa lame sur elle. Comment des monstres avaient-ils pu faire ça à une vieille femme ? Jamie finit par s’écarter, laissant la famille se recueillir auprés de la mourante. Un homme s’approcha de lui et l’emmena un peu à l’écart : - Ils sont venus à plusieurs et ont emmené ton ami, sans le blesser apparemment. Il semblerait qu’ils voulaient l’emmener voir leur chef. Ils t’ont cherché aussi mais comme tu n’étais pas là, ils sont reparti aussitôt. Il semblerait que l’un d’eux ait laissé tomber ça derrière lui… Je ne sais pas si c’était fait exprés ou si c’est un accident, mais vu la manière dont le tissu est déchiré, je pense que c’est involontaire… Il tendit alors un écusson en tissu à Jamie qui s’en empara pour y jeter un coup d’oeil. Malheureusement il n’y connaissait rien en écussons français et il poussa un soupir avant de demander l’aide de l’homme. - Il s’agit d’un écussons que j’ai déjà vu mais je ne sais pas à qui il appartient. A quelques lieues de là, je suis sûr qu’on pourra mieux te renseigner. Va en ville, ils connaissent tous les écussons de la région et il me semble que celui-là n’est pas bien loin… - Merci l’ami, c’est très gentil à toi, et honorable de m’aider. Je suis désolé pour la vieille Aline, ces hommes sont vraiment des monstres. Le villageois posa sa main sur son épaule et répondit avec émotion : - Venge-la et retrouve ton ami… …. OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO … Il faisait tellement froid ici… Gabriel se demanda s’ils n’étaient pas descendus dans des sous-sols, ce qui expliquerait ce courant d’air froid qui le faisait frissonner. Deux hommes le tenaient solidement par les bras, appuyant un peu trop fort leurs doigts sur la chair délicate de ses avant-bras, mais Gabriel n’avait pas osé protester. En fait… Et aussi honteux cela soit-il… Il avait peur… Terriblement peur. Il n’avait rien compris de ce qui s’était passé dans la chaumière. Il avait été réveillé brutalement par un homme dont il n’avait pas reconnu la voix, et il avait appelé Jamie, perturbé par les évènements. Seul le cri de douleur de la vieille femme qui le veillait lui avait répondu, lui glaçant le sang. Il avait tenté de se débattre, de s’échapper de ces mains de plus en plus fermes sur lui mais on lui avait asséné quelques coups qui avaient rapidement fait taire sa résistance, encore plus quand ils avaient visé son épaule meurtrie. Un choc électrique avait traversé son corps, le sonnant quelques instants pendant lesquels il avait senti qu’on l’entraînait jusque sur un cheval, où on lui avait attaché les mains au pommeau de la selle. Quelques hommes avaient évoqué un deuxième homme avec lui, parlant sans doute de Jamie, et Gabriel avait été soulagé de comprendre qu’il n’était pas avec lui et qu’ils ne l’avaient pas trouvé. Puis il avait senti le cheval sur lequel on l’avait attaché se mettre en route, ravivant la douleur de son épaule, et malgré ses protestations, de plus en plus faibles, il n’avait pas pu résister à ce nouveau coup du sort.
Il ne savait pas pendant combien de temps ils avaient ainsi voyagé, ni combien de kilomètres ils avaient pu parcourir. Toujours est-il qu’ils s’étaient enfin arrêtés alors que Gabriel était prêt à hurler de douleur tellement son épaule l’élançait. Elle ne semblait pas apprécier ce nouveau traitement qu’on lui infligeait et le jeune homme ne se sentait vraiment pas bien. Pourvu qu’il n’ait pas de nouveau de la fièvre, sans quoi il sentait qu’il allait passer un moment horrible là où ils l’emmenaient.
On l’avait descendu de cheval et depuis il marchait sur un sol dur… Sans doute de la pierre. Ce qui signifiait une bâtisse. Et pas n’importe laquelle : les simples paysans ne s’offraient pas de pierres aussi lisse pour orner le sol de leur demeure de chaume… Il devait être chez un seigneur. Un noble quelconque, mais la raison lui échappait encore totalement. On le força soudain à s’arrêter et une voix grave s’éleva, visiblement heureuse qu’on lui ait enfin amené sa proie. Il sentit une main froide l’obliger à relever son menton et il fronça les sourcils. - Un aveugle ? Ce n’est qu’un pauvre aveugle que vous me ramenez là ? Qu’est-ce qu’un infirme pourrait nous causer comme problème ? Gabriel frissonna : il ne connaissait pas cette voix et encore moins ce que leurs sous-entendus cachaient. Une autre voix s’éleva un peu plus loin, alors que la main n’avait pas quitté son menton. - Comment vous appelez-vous jeune homme ? Et je vous conseille de ne pas nous mentir… La main resserra son menton, lui arrachant une grimace et il fut bien obligé de répondre, comprenant qu’il n’avait guère le choix. - Gabriel… de Lorgnat… - De Lorgnat ? s’exclama la personne. - Oui… Un rire sinistre lui répondit alors qu’il sentait qu’un homme se rapprochait de lui, et malgré lui un frisson le traversa. Il voulut se dégager de la poigne qui le retenait prisonnier mais son mouvement ne plût pas et il reçut une gifle violente qui lui étourdit les esprits : - Voyons mon ami, ne frappez pas le frère de notre cher otage… - Son frère ? demanda la première voix. - Mais oui, cher Victor. Je savais que cet imbécile de comte avait un frère, mais j’ignorais que ce dernier était infirme. Je comprends mieux pourquoi il le cachait aux yeux du monde… Gabriel avait beau être légèrement sonné, il comprit parfaitement les paroles et il s’insurgea, furieux : - Mon frère n’a pas honte de moi !! Une deuxième gifle lui répondit et il sentit sa lèvre éclater sous l’impact. - Petit insolent… Une autre main, tout aussi froide que la première, vint caresser sa joue et Gabriel frissonna de dégoût, grimaçant sous la caresse malsaine. - En tout cas, tu tombes à point nommé… Emmenez-le vers les cellules, je suis impatient de voir quelle réaction sa visite va engendrer chez notre hôte. Gabriel n’était pas un idiot et les termes ‘otage’ et ‘hôte’ ne le trompèrent pas. Une inquiètude folle traversa son visage et il s’exclama : - David ! David est ici ?? Un ricanement lui répondit alors qu’on l’entraînait fermement à la suite des deux hommes. Angoissé mais motivé en quelque sorte par la possible présence de son frère un peu plus loin, il suivit sans vraiment protester, essayant de s’accorder au pas de ceux qui le maintenaient. Malheureusement, soit ces hommes étaient trop rapides soit c’était lui-même qui était encore trop faible… Et la deuxième solution semblait être la plus plausible. Ils le traînèrent plus qu’il n’avançait réellement par lui-même et au bout de quelques minutes, ils s’arrêtèrent brutalement et le jetèrent violemment au sol. Gabriel se réceptionna comme il pu avant de sentir une main ferme empoigner ses cheveux pour le redresser brutalement, et un cri de douleur lui échappa. - Gabriel !! Le jeune homme se figea soudainement et ses prunelles aveugles cherchèrent dans le néant qui était son univers à lui celui qui avait pu émettre son prénom. Parce que cette voix… Cette voix ne pouvait appartenir qu’à un seul homme… - David ? demanda-t-il tout doucement. Il voulut se relever pour le chercher mais la main dans ses cheveux le retint brutalement et il sentit de nouveau une poigne s’emparer de son menton pour l’obliger à relever le visage. - Espèce de salauds ! Lâchez-le ! Vous n’avez pas le droit de le toucher !! Oui c’était bien David ! Son frère était là, à quelques mètres de lui ! Gabriel voulut s’échapper mais il sentit soudain quelque chose de froid se glisser sous sa gorge et il déglutit alors qu’on lui disait : - Ne bouge pas ou je te tranche la gorge sans remord jeune homme. Quant à vous de Lorgnat, je vous conseille de coopérer si vous ne voulez pas voir votre petit frère mourir sous vos yeux ! La lame s’appuya sur sa gorge et Gabriel frémit, s’obligeant à rester calme afin de ne pas se blesser stupidement. Sa respiration s’accéléra et il entendit du mouvement tout prés de lui… Comme un bruit de bagarre. Il comprit que son frère résistait, surtout lorsqu’il cria : - Laissez-le tranquille, il n’a aucun rapport avec tout ça ! Ne lui faites pas de mal !! Il sentit soudain une autre main venir faire glisser sa chemise sur son épaule, révélant le bandage qui l’entourait. Son frère se figea soudain, retenant même sa respiration et Gabriel sentit la panique monter en lui. Qu’est-ce qui se passait ? Pourquoi le silence était soudain tombé dans la pièce ? - Da… David ? Mais en une fraction de seconde, on trancha ses bandages et une main cruelle s’abattit sur sa plaie, prenant un malin plaisir à la rouvrir. Gabriel se tendit et hurla de douleur, essayant d’échapper à cette main, mais on le tenait solidement et il ne pu que supporter avec difficulté la souffrance qu’elle faisait naître dans son corps. Il faillit perdre pied et s’évanouir quand une voix s’écria soudain, remplie de terreur : - Laissez-le !!! Je vais vous dire où je l’ai mise ! Mais je vous en supplie, ne lui faites plus de mal !! La main se retira et Gabriel eut un soubresaut accompagné d’un râle de douleur : son esprit n’était plus du tout lucide, complètement obstrué par sa souffrance, et il entendit à peine son frère révéler un emplacement à mi-mots, avant d’être soudain relevé brutalement et jeté sans ménagement un peu plus loin à même le sol. Il se tendit et hurla de nouveau, et tenta de se débattre quand il sentit deux mains se poser sur lui. - Chuuut, calme-toi Gabriel… C’est moi… C’est moi, je suis là Gab… Les bras rassurants de son frère l’entourèrent et Gabriel se réfugia contre son giron avant d’exploser en sanglots douloureux. David le berça tendrement, jetant des coups d’œil inquiets vers sa blessure. Elle saignait beaucoup et même si le sang était clair, ce n’était pas vraiment rassurant. Comment Gabriel avait-il eu cette blessure ? Depuis combien de temps était-il traqué par ces monstres ? Etaient-ils allé jusque chez lui pour le chercher et l’enlever ? Ils n’avaient quand même pas osé… Furieux, il serra les poings mais tenta de rester calme pour Gabriel blotti dans ses bras, et visiblement à bout de force. Ce dernier s’accrochait à lui comme si sa vie en dépendait et il murmura entre deux sanglots, qui commençaient déjà à s’espacer / – David… Ils disaient tous que tu étais mort… Mais je savais. Je savais que tu étais vivant. - Oui je suis là petit frère. Je suis bien vivant. Ces chiens m’ont enlevé alors que je retournais sur Paris… - Oh David, j’étais tellement inquiet… - Chut calme-toi Gabriel. Repose-toi, nous parlerons de tout cela plus tard d’accord ? Il faut d’abord que tu te reposes. Le jeune aveugle acquiesça et la douleur fusant en sourdine dans son épaule, il finit par s’évanouir dans les bras de son frère… … … A suivre…
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