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........................... Transformation
Chapitre 18 : Un prénom. … Le lendemain, Hakkai ne s’était toujours pas réveillé, aussi Gojyo partit-il voir la maison, après avoir confié son fils à Yaone. Elle était effectivement dans un piteux état, mais grâce au démon invoqué par Kougaiji, seule la cuisine avait été détruite par le feu. Certes, le sol était complètement inondé, mais il suffirait de passer un coup de serpillière et de reconstruire la cuisine, et la maison serait comme neuve. Il se mit au travail dés l’après-midi, après avoir dormi pendant quelques heures. Kougaiji vint l’aider, ainsi que Ririn qui sécha les cours, malgré le mécontentement de son frère. Dokugakuji vint aussi, reposé, et l’après-midi se passa dans la bonne humeur. Ils continuèrent le lendemain également, et firent appel à un maçon pour la cuisine. Comme c’était un ami à Doku, ce dernier déclina ses autres chantiers pour se consacrer uniquement à celui-là, et la maison fut comme neuve en peu de temps. Gojyo en était très reconnaissant vis-à-vis de ses amis, et il les remercia en les invitant tous au restaurant. Goku les y rejoignit, accompagné d’un Sanzo en pleine forme, grâce aux soins du singe. Son épaule était complètement remise, et il accepta de supporter la présence du groupe pour la soirée. Gojyo était heureux, même s’il lui tardait qu’Hakkai se réveille pour qu’il voit enfin leur enfant. Ce qui se produisit le troisième jour après l’accident. Yaone vint chercher Gojyo qui donnait les dernières retouches à la maison pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il se dépêcha d’aller chez Dokugakuji, d’où Hakkai n’avait pas bougé. L’ancien humain sourit en le voyant entrer. Il se sentait encore un peu fatigué, et surtout il se sentait vide. Son enfant lui manquait déjà. Gojyo s’assit prés de lui et lui prit la main. - Comment tu te sens ? - Ça va… Et l’enfant ? - Il est magnifique mon amour… C’est un fils. Yaone est partie le chercher, il est chez elle. Il est en pleine forme. - Tant mieux… - Tu m’as fait si peur… Quand tu ne respirais plus, j’ai cru que j’allais mourir avec toi… Ne me refais jamais ce coup-là. - Oui, sourit l’ancien humain. Yaone entra soudain avec l’enfant dans ses bras. Elle le déposa dans les bras d’Hakkai qui s’était redressé. L’ancien humain contempla son enfant, des larmes dans les yeux. - Oh, il est si beau… - N’est-ce pas ? s’enthousiasma Gojyo. Je suis très fier de toi… Hakkai ne pouvait plus détacher ses yeux du bébé, comme son amant quelques jours plus tôt. - Tu avais raison, c’est un garçon… - Oui. Imagine nos futures parties de poker… Hakkai rit doucement, ce qui réveilla l’enfant dans ses bras. Il ouvrit alors deux grands yeux rouges, fixant avec étonnement le géant qui avait osé le tirer de ses songes. - Il a tes yeux Gojyo… Il est magnifique. - Tout le monde répète ça depuis quelques jours… Mais c’est vrai… Tu veux l’appeler comment ? - C’est vrai, on ne lui a pas donné de nom… - Tu as une idée ? - Et bien… Qu’est-ce que tu penses de Hatsu ? - Hatsu… Hatsu… Oui, c’est beau. Va pour Hatsu ! Hakkai se pencha vers le bébé, qui ne cessait de le fixer avec ses grands yeux purs, et lui murmura : - Bonjour petit Hatsu. L’enfant remua alors les bras, ravi qu’on lui adresse la parole, et émis un petit bruit rigolo. - Je crois qu’il est d’accord pour qu’on l’appelle comme ça, répliqua Gojyo en riant. Il embrassa alors Hakkai tendrement. - Merci mon amour, merci de m’avoir tant gâté. …
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Hakkai avait pu sortir du cabinet de Dokugakuji quelques jours plus tard. Lorsqu’il entra chez lui, tous ses amis l’attendaient. La maison avait été décorée et ils avaient préparé une petite réception pour lui et le bébé. Au mur pendait une grande banderole où il était écrit : « Bienvenue à Hakkai et Hatsu ! ». Hakuryu voletait autour, amusé de toute cette agitation. L’ancien humain les remercia tous puis leur présenta le bébé. Devant tant de regards penchés sur lui, le petit prit peur et se mit à pleurer. - Ah, ça doit être l’heure du biberon. Hakkai l’emmena dans la cuisine, qu’il découvrit en parfait état, et commença à préparer un biberon comme le lui avait montré Yaone. Sanzo le rejoignit et le regarda faire en silence. Seulement, préparer un biberon avec un bébé dans les bras n’était pas d’une grande facilité, aussi l’ancien humain s’adressa au moine : - Tu pourrais me le tenir pendant que je prépare ça s’il te plaît ? Sanzo se sentit soudain mal à l’aise. - Tu préfères pas que je fasse le biberon pendant que tu tiens le bébé ? - Ah, tu sais comment on fait ? s’étonna Hakkai. - Ben… Euh.. Non, répondit-il. - Bon, alors tiens-le s’il te plaît. Et Hakkai lui déposa le bébé dans les bras. Ce dernier ne cessait de pleurer depuis tout à l’heure, et Sanzo le regarda d’un drôle d’air. Hakkai rit intérieurement en voyant le moine si perdu face au bébé puis se concentra sur sa tâche. Pendant ce temps, Sanzo endurait les pleurs du bébé et cela commençait à l’énerver. - Hakkai, comment tu le calmes dans ces temps-là ? - Essaye de le bercer. - Ah… Un peu perdu, le moine commença à balancer ses bras de droite à gauche, berçant le bébé. Ses gestes étaient très mécaniques, sans douceur, et pourtant, le bébé commença à se calmer, un peu surpris de ces mouvements. Il se mit alors à fixer Sanzo comme s’il lui demandait muettement le pourquoi de son comportement. Il y avait une telle surprise sur son visage que Sanzo, se rendant compte de sa maladresse, esquissa un sourire. - Désolé. Puis il reprit les mouvements, un peu plus doucement cette fois-ci. Ce qui ravit le bébé qui se mit à émettre des petits gargouillis de satisfaction. Il en avait oublié sa faim. - Et bien, tu as le coup de main avec les enfants, tonton Sanzo, se moqua soudain une voix derrière lui. Gojyo le regardait avec un sourire sur les lèvres, appuyé contre la porte. - Comment tu m’as appelé ? demanda froidement le moine. - Ben quoi, tu préfères tata Sanzo ? - Espèce de… ! hurla Sanzo, qui ne pouvait sortir son flingue puisque se deux mains étaient prises. Le cri amusa le bébé qui se mit à agiter ses petits bras vers le visage rouge du moine. Déstabilisé que l’on s’amuse de sa colère, Sanzo lui lança un regard qui se voulut froid, mais devant les gesticulations du bébé qui avait l’air de beaucoup se divertir, il ne garda pas longtemps les sourcils froncés et un sourire se dessina de nouveau sur ses lèvres. Ce qui fit rire le demi-youkai. - Si on m’avait dit un jour que le grand bonze Sanzo serait un jour gâteux devant un bébé… ! - Encore un mot Gojyo, et je te jure que… réagit Sanzo. - Tu ne feras rien du tout, intervint Hakkai. Le biberon est prêt. Il reprit son fils des bras du moine et s’assit sur une chaise pour être à l’aise pour lui donner à boire. Le demi-youkai s’approcha de son amant et le regarda donner le biberon à leur fils. - Il a l’air d’aimer ça, ce petit vorace. - S’il est comme son père, ça ne m’étonne pas, marmonna Sanzo qui regardait lui aussi le spectacle. Une fois le biberon fini, Hakkai retourna dans le salon avec ses amis, partageant avec eux son bonheur d’avoir un fils. La fête se déroula dans la joie et la bonne humeur, jusqu’à ce que l’on frappe à la porte. Doku se leva brusquement. - Je vais ouvrir. Il fit alors entrer une jeune femme qui parut vaguement familière à Gojyo, même s’il ne se souvenait plus où il l’avait vu. Tous la regardaient tandis que Doku la faisait avancer au milieu de la pièce. - Je vous présente Jiyae… Ma fiancée. La nouvelle réveilla diverses réactions mais toutes exprimaient la joie. Gojyo passa un bras par dessus l’épaule de son frère et le taquina : - Tu nous l’avais caché… Chanceux va ! Kougaiji le félicita et Yaone embrassa la jeune femme, lui souhaitant la bienvenue dans leur petit groupe d’amis. Très vite, tous les félicitèrent, chaleureux. S’ils s’étaient attendus à cela… - Je propose de lever mon verre à Doku et Jiyae ! s’écria Gojyo. - A Doku et Jiyae ! s’exclamèrent les autres en chœur. Et la fête continua dans la joie générale. Doku rayonnait de bonheur, serrant Jiyae dans ses bras. La jeune femme avait accepté sa demande quelques jours auparavant, et il se sentait le plus heureux des hommes. Et en plus, il avait aujourd’hui un neveu qui à l’avis unanime était « magnifique » ! Alors que Gojyo allait porter un autre toast, on frappa de nouveau à la porte. Cette fois-ci, personne ne se proposa pour aller ouvrir, et le demi-youkai lança un regard soupçonneux à son frère : - T’as combien de fiancée toi ? Alors que les autres pouffaient, il alla ouvrir. A la porte se tenait le facteur, un gros colis dans les mains. - M. Sha Gojyo et M. Cho Hakkai ? - Oui, c’est ici. - C’est pour vous, signez ici. Gojyo s’exécuta et prit le paquet. Puis une fois l’homme parti, il l’amena vers son amant. - C’est pour nous deux. - Et bien ouvre, le pressa Hakkai, Hatsu endormi dans ses bras. Le paquet renfermait une grosse peluche ainsi qu’une lettre cachetée. Gojyo l’ouvrit et lu à haute voix, sidéré : - Félicitation pour le bébé. Vous me remercierez plus tard. - Mais qui a envoyé ça ? demanda Hakkai. - Ce n’est pas signé, mais j’ai une petite idée… Il sortit la peluche du paquet et tout le monde pu admirer l’énorme lapin blanc. - Je ne vois qu’un tordu pour envoyer cela, répliqua Kougaiji, le ton froid. - Oui, moi aussi… répondit Gojyo. Mais ce fut Hakkai qui eut le droit de le dire avant tous les autres. - Nîi… - Oui… - Mais comment a-t-il su ? - Alors ça tu vois, je préfère ne pas le savoir ! lui dit Gojyo qui reposa la peluche dans le carton. … OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO …
Les pleurs du bébé résonnèrent dans toute la maison, réveillant brutalement ses parents. - T’avais pas pris l’option sourdine avec ? grogna Gojyo en se retournant sur son oreiller. - Attends, je vais y aller, ça doit être son biberon… Hakkai se leva et partit d’un pas mal assuré vers la chambre du petit Hatsu qui braillait décidément de plus en plus fort. - Alors mon trésor, on a faim ? murmura doucement l’ancien humain en prenant le bébé dans ses bras. Il l’emmena à la cuisine et tandis que le biberon chauffait, il le berça tendrement, essayant de calmer ses pleurs. La sonnerie retentit et Hakkai pu donner son biberon au jeune affamé qui l’avala en un temps record. - Hé ben… Oui, tu avais faim… rit Hakkai. Il attendit qu’il fasse son rot en lui tapotant légèrement le dos, ses yeux se fermant tous seuls. Puis il le ramena dans son lit, le coucha délicatement et le regarda s’endormir. Il caressa sa joue si douce, murmurant son prénom, et il repartit rejoindre son père dans leur lit. Il se coucha, éteignit la lumière et se prépara à retourner au royaume de Morphée quand il sentit deux mains commencer à le caresser. - Gojyo… Je suis fatigué… - Hum.. Moi aussi, mais je n’arrive pas à me rendormir… Hakkai se retourna dans le lit, faisant face à son amant et lui lança un reproche mi-amusé, mi-las. - Toi aussi tu veux ton biberon ? Gojyo eut un sourire vicieux : - Ne joue pas sur les mots, amour… - Gojyo, tu as définitivement l’esprit mal tourné ! s’exclama Hakkai en rougissant légèrement. Mais les mains expertes de son amant eurent raison de sa fatigue, et il commença très vite à en ressentir les effets. Elles se baladaient sur lui, impertinentes, et il poussa un petit cri quand elles se posèrent sans hésitation sur son intimité. - Toujours aussi fatigué ? demanda Gojyo dans son cou, alors qu’il l’embrassait amoureusement. - Tais-toi, lui ordonna l’ancien humain en se pressant contre lui. Gojyo se mit à exercer un mouvement lent sur le sexe d’Hakkai qui se raidit contre lui. Ses mains vinrent s’agripper à ses épaules, tandis qu’il gémissait doucement. Gojyo se pencha, continuant son mouvement, et embrassa son torse si doux, lui donnant de petits coups de langue, le léchant goulûment, s’attardant sur ses tétons avec une faim manifeste. Hakkai commençait à perdre pied et griffait Gojyo sans s’en rendre compte, l’esprit dérivant sur d’autres lieux. Mais le demi-youkai faisait durer son plaisir et son attente dangereusement. Enfin, il se rapprocha de lui et lui souffla à l’oreille : - Alors… ? Enfin réveillé ? - Gojyo… Maudit sois-tu…. Hakkai était au bord du gouffre et Gojyo refusait de le pousser dedans. Il eut beau se presser plus fort contre lui, lui donner un coup de bassin pour l’inciter à aller plus loin, Gojyo rit et continua sa douce torture. Il faisait des mouvements sur son sexe assez rapides pour l’exciter, mais pas assez rapides pour le faire jouir, si bien qu’il restait coincé, pris dans un tourbillon de sensations trop rapide. - Gojyo… - Oui mon amour ? lui susurra-t-il à l’oreille. - Je n’en peux plus… Je t’en supplie… Gojyo cessa alors tout mouvement d’un seul coup. Hakkai écarquilla les yeux, lui lançant un regard interloqué. - Mais que… Gojyo le renversa sur le ventre et passa son corps au-dessus de lui, le recouvrant entièrement. Et sans attendre, il le pénétra brusquement. Hakkai eut un hoquet de surprise, mais son corps était tellement tendu des caresses précédentes qu’il ne ressentit pas la douleur, mais un plaisir immédiat, enfin satisfait. - Je t’aime… murmura Gojyo à son oreille. Et il commença de lents mouvements de va-et-vient en lui, toujours plus profonds. Hakkai gémissait de plaisir, et il se mit à crier dés que son amant toucha sa prostate, incapable de se retenir. C’était trop bon… Gojyo était lui aussi pris de vertiges étourdissants, au fur et à mesure qu’il donnait des coups de reins de plus en plus forts, de plus en plus violents. Il ne retint pas ses cris. Au plus fort de leur passion, ils jouirent ensemble, en couple uni… Tandis que Gojyo renversait son corps sur le côté, Hakkai lui passa une main sur son torse, se rapprocha et l’embrassa. - Tu m’as fait monter au septième ciel, pervers… Gojyo sourit et répondit : - Merci du compliment. Ils reprirent doucement leurs souffles, blottis l’un contre l’autre. Finalement, même avec leurs corps fatigués, ils ne retrouvaient pas le sommeil. - J’espère qu’on a pas réveillé Hatsu, dit soudain Hakkai. - Bah… Si c’est le cas, on remettra ça… s’amusa Gojyo. Hakkai se blotti encore plus contre lui, recherchant sa chaleur encore bien présente de leurs ébats. - Je suis le plus heureux des hommes… - Ah non, mon amour, permet-moi de te détromper… - Ah bon ? Qu’est-ce qu’il manque à notre bonheur ? s’inquiéta l’ancien humain. - Oh rien. Non, c’est juste que le plus heureux des hommes,… c’est moi. Ils rirent ensemble, leurs corps étroitement enlacés. L’aube pouvait bien attendre… … … …
FIN
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