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........................... Transformation Chapitre 15 : Youkais vengeurs…
Gojyo posa ses cartes sur la table, fier comme un roi. - Carré d’as ! Mes économies vous remercient de jouer avec moi. Il élança sa main vers le pactole quand il remarqua la tête que faisaient ses compagnons de jeux, le regard fixé derrière lui. - Voyons, je sais que je vous ruine, mais pas besoin de faire cette tête-là. - La partie est terminée, lança une voix grave derrière lui. - Comment ça, elle vient à peine de commencer… Gojyo se retourna et se retrouva face à quatre brutes à l’aura menaçante. - Y a un problème les gars ? On se connaît ? - Le seul problème va être pour toi, salaud ! s’écria l’un d’eux en sortant une arme qu’il avait tenu dans son dos. Il voulut la jeter sur Gojyo, mais le demi-youkai s’esquiva à temps et c’est sa chaise qui reçut le coup, cassant net. - Mais ça va pas, qu’est-ce qui vous prend ? - Tu vas payer pour tous tes crimes, ordure ! Alors qu’ils se jetaient sur lui, Gojyo s’élança, atteignit son premier adversaire d’un coup dans l’estomac qui le plia en deux. Profitant de sa faiblesse, il s’empara de son arme et se retrouva équipé devant les trois autres. - Je ne vous connais pas et je ne cherche pas la bagarre, alors allez cuver votre vin ailleurs si vous ne voulez pas avoir d’ennuis. - Nous on te connaît bien, Sha Gojyo, compagnon du moine Sanzo. Tu as tué plusieurs des nôtres, c’est à notre tour de les venger ! Négligeant le danger de l’arme entre les mains de Gojyo, un des youkais s’élança sur lui. Le demi-youkai para l’attaque et abattit son ennemi d’un coup bien placé sur la nuque. Le youkai s’affala, mort sur le coup. Voyant comment la situation dégénérait, les amis de Gojyo voulurent l’aider, mais remarquant leur réaction, le demi-youkai les en empêcha. - Laissez-moi faire, vous n’êtes pas de taille ! Effectivement, ils n’auraient pas tenu le coup face aux trois monstres, mais Gojyo, aidé de son arme, leur tint tête et les envoya au tapis. Il ne reçut qu’une légère égratignure au bras alors que ses adversaires se vidaient de leur sang dans le bar, touchés mortellement par Gojyo. Une fois tous les youkais à terre, Gojyo s’approcha de l’un d’eux encore vivant et lui dit : - Tu vois, tu ne faisais pas le poids, je t’avais prévenu… L’autre cracha du sang et lui lança un regard haineux. - De toute façon, nous serons vengé par nos frères… Dés qu’ils en auront fini avec tes camarades, tu seras le prochain à mourir… - Quoi ? Quels camarades ? Ne me dis pas que… - Nous savons tout sur vous, et mes frères sont déjà en train d’attaquer tes amis, ces assassins… Nous… Nous… Il ne finit pas sa phrase et mourut en crachant du sang. Très énervé, Gojyo se releva et sortit rapidement du bar, laissant aux autres le soin de s’occuper des cadavres. Une fois dans la rue, il courut aussi vite qu’il le pouvait. Ces youkais avaient la rancune tenace… Ils auraient dû se douter qu’un jour on leur chercherait des ennuis de cette sorte, ils avaient tué beaucoup trop de youkais… Dire que Kougaiji les avait prévenu qu’une bande de youkais semeurs de troubles venaient ici… Au fait, Kougaiji ! Gojyo pensa immédiatement à Goku, qui passait la journée chez Ririn, et dériva sa course vers la droite, passant dans la rue où habitait Kougaiji. Il devait prévenir Goku, en espérant qu’il n’arrive pas trop tard… Ces fous avaient décidé de s’en prendre à tous les quatre… Après avoir vu Goku, Gojyo se promit de foncer droit chez lui pour aller voir Hakkai. Pas question qu’il le laisse seul dans son état.
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Kougaiji était seul ce soir-là avec sa fille : Yaone avait du partir en urgence auprès d’une vieille femme qui s’était sentie mal. Il avait l’habitude de ces sorties nocturnes et n’en faisait plus cas : même si sa femme n’était pas médecin, les gens aimaient bien s’adresser à elle pour se soigner. Mais par contre, Ceit avait du mal à accepter la situation. Depuis une demi-heure, elle refusait de se coucher tant que sa mère ne serait pas là. Et malgré toute sa patience, Kougaiji commençait à s’énerver. Une dernière fois, il tenta de la raisonner : - Ceit, la nuit est couchée depuis longtemps. Il fait dormir maintenant. -Noon, veux pas… - Ecoute Ceit, Papa va se fâcher et… On frappa soudain à la porte. - Tu ne perds rien pour attendre toi. Je vais voir, mais ensuite je te jure que tu vas dormir. Kougaiji se dirigea vers la porte et l’ouvrit. Quelle ne fut pas sa surprise quand il reçut en guise de bonsoir un formidable coup de poing qui l’envoya au sol. Profitant de sa faiblesse, plusieurs youkais entrèrent dans la maison, se bousculant et fouinant un peu partout dans la maison. Visiblement, ils cherchaient quelque chose. - A l’étage ! Plusieurs d’entre eux montèrent les escaliers et s’engouffrèrent dans les chambres. Deux youkais trouvèrent enfin celui qu’il cherchaient, à savoir Goku et l’attaquèrent sans attendre. Un peu surpris, Goku esquiva avec maladresse puis eut l’esprit de sortir Nyoïbo pour se débarrasser de ses agresseurs. - Qu’est-ce qui se passe Goku ? s’exclama Ririn qui était avec lui au moment où ils étaient entré. - Je ne sais pas du tout, je ne sais même pas qui ils sont. Il entendit soudain les pleurs de la petite Ceit. - Mais qu’est-ce qui se passe ici ? Effectivement, un des youkais était entré dans la chambre de la petite, et l’enfant, en voyant cet inconnu menaçant, avait éclaté en sanglots. Ce qui réveilla Kougaiji, qui était resté sonné après le coup de poing par terre. En entendant sa fille pleurer, il eut la peur de sa vie et se releva avec précipitation, extermina d’un bras furieux les deux youkais sur son passage et courut jusqu’à la chambre de Ceit. Le youkai présent dans cette dernière eut à peine le temps de se retourner qu’il prenait de plein fouet l’attaque de Kougaiji, le tuant net. Ceit tendit les bras vers son père et ce dernier la prit contre lui, soulagé qu’elle n’ait rien. - Ce n’est rien ma puce, ça va aller… A ce moment, il entendit du bruit dans le couloir : Goku avait affaire à deux autres youkais vindicatifs mais il s’en débarrassa avec facilité avec l’aide de Ririn. Puis il vint dans la chambre de Ceit pour constater que tout allait bien. - Ouf, elle n’a rien. - Goku, tu pourrais m’expliquer ce qui se passe ? - Je n’en ai aucune idée… Ils entendirent soudain une voix en bas qui criait : - Il y a quelqu’un ? - C’est Gojyo, s’écria Goku en s’engouffrant dans l’escalier. En effet, Gojyo avait vu la porte entrouverte et était entré, inquiet de ce qu’il allait trouver. Il soupira de soulagement en voyant Goku apparaître, sain et sauf. - Vous aussi vous avez été attaqué ? - Comment tu le sais ? demanda le singe. - Comment sont arrivé ces cadavres de youkais ici ? répondit Gojyo en désignant les deux agresseurs morts au sol. - Oui, mais personne n’a rien. - Ouf… - Tu sais ce qui se passe ? demanda Kougaiji qui venait de descendre, sa fille dans les bras. - Moi aussi j’ai été attaqué au bar. Apparemment, ils en veulent au groupe de Sanzo, et ils ont réussi à nous repérer… Bon, je ne perds pas de temps et je fonce chez moi, Hakkai aura besoin d’aide. - Je viens avec toi, s’exclama Goku en le suivant, Sanzo est chez toi. Je ne peux pas le laisser… - Moi aussi je viens, ajouta Kougaiji. J’ai horreur d’être agressé comme ça chez moi ! Je pourrai vous donner un coup de main. - Merci les gars. Et sans attendre, Gojyo partit en courant. Kougaiji donna sa fille à Ririn, en lui conseillant de prévenir Yaone dés qu’elle reviendrait, et il suivit le demi-youkai avec Goku. Pourvu qu’ils arrivent à temps…
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Hakkai avait été ravi de revoir Sanzo. Depuis qu’il était enfermé chez lui, ses seules distractions étaient les visites de ses amis. Il l’avait invité à s’asseoir et ils avaient commencé à parler de tout et de rien, comme chaque fois que le moine venait. - Cela faisait longtemps que tu n’étais pas venu. Tu as des affaires importantes au temple à régler ? - Non, rien d’important, mais j’aime sa tranquillité. - Oui, je te comprends. Moi aussi j’aime bien le silence, quoique depuis quelques temps, j’en ai à volonté… - Le bébé arrivera quand ? - Dans un mois, si tout va bien. Gojyo est très impatient, c’en est attendrissant. - Et que devient ce crétin ? Je l’ai vu l’autre jour, mais il n’a rien dit de précis. J’ai l’impression qu’il passe son temps au bar… - Oui, il gagne de l’argent pour nous deux, étant donné que je suis au chômage forcé. - Prendrait-il enfin ses responsabilités ? - Il se débrouille pas mal en tout cas… Ils rirent doucement ensemble. Gojyo et les responsabilités avaient toujours fait deux. - Tu m’as l’air fatigué toi. - Ce n’est rien, je te rassure. Mais c’est vrai que ce soir, je suis un peu épuisé. Le bébé commence à peser lourd tu sais. - Je n’aurai peut-être pas dû venir… - Oh non, surtout pas, je suis content que tu sois là. Ne t’inquiètes pas pour moi, je me reposerai cette nuit. Et Goku ? Ça doit bien faire une semaine que je ne l’ai pas vu. Il se débrouille comment au centre ? - Il a l’air de s’y plaire… - On dirait que ça ne te plaît pas… remarqua Hakkai en souriant. Peut-être parce qu’il passe moins de temps avec toi ? - Hé ! s’exclama Sanzo. Ça n’a aucun rapport ! - Bien sûr… Le moine avait beau essayé de les dissimuler, ses sentiments se voyaient comme le nez au milieu de la figure. - Mais où est Hakuryu ? demanda Sanzo pour détourner la conversation. - Il est sortit dés que j’ai ouvert la porte. Il fait souvent ça…Au fait, j’ai préparé quelque chose pour Goku. Pendant que je passe mes journées ici, j’ai le temps de faire ça, alors j’ai trouvé quelques idées pour son centre. Hakkai se releva de sa chaise avec un peu de difficulté en raison de son ventre lourd et se dirigea vers une commode. - Ce n’était pas la peine, ce baka peut se débrouiller tout seul… marmonna Sanzo, sans faire vraiment attention à ce qu’il disait. On aurait dit qu’il était préoccupé par autre chose, et tendait souvent l’oreille vers l’extérieur, comme s’il entendait des bruits suspects. Hakkai n’avait pas encore remarqué son manège. - Il me l’avait demandé, et ça ne me gêne pas du tout tu sais, je n’ai que ça à faire. Tiens, les voilà. Il lui tendit une liasse de papiers, mais Sanzo se releva précipitamment et se jeta sur l’ancien humain, l’entraînant avec lui au sol. Au même moment, un projectile vint briser la fenêtre et se figea ans le mur, à l’endroit même où Hakkai se tenait auparavant. Sanzo fixa la flèche et jura. - Bon sang, on nous attaque ! Il jeta un coup d’œil à Hakkai qui grimaçait de douleur. - Hakkai, ça va ? - Oui… Oui… - Je suis désolé de t’avoir fait tomber, c’était le seul moyen. - C’est bon Sanzo… Mais sa main crispée sur son ventre indiquait le contraire. Le bébé n’avait pas dû apprécier la chute. - Tu peux aller vers cet angle à quatre pattes ? Tu y seras plus en sécurité. - Mais qu’est-ce qui se passe ? - Je n’en ai aucune idée, mais ils ne sont pas discrets. Ils doivent être environ une vingtaine à l’extérieur. Le problème, c’est qu’on est pris au piège ici… Répondant à sa constatation, une autre flèche vint se figer dans le mur, comme un avertissement. - Heureusement que ce sont des crétins… dit Sanzo avant de relever rapidement et de tirer vers l’endroit d’où la flèche était partie. Il avait toujours sur lui son petit revolver, et il se rendait compte maintenant combien cette précaution était utile. Du premier coup, il repéra le youkai responsable et l’abattit d’une balle. Il se rassit ensuite précipitamment pour se protéger. - Qu’est-ce que tu as vu ? demanda Hakkai, qui avait l’air d’aller mieux. - Ce sont des youkais. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant. Maintenant, on se rapproche de cet angle, on sera à l’abri de la fenêtre. Hakkai obéit et se traîna vers l’endroit indiqué. Le bébé n’aimait pas du tout la situation et donnait des coups de pieds violents qui arrachaient des grimaces de douleur à l’ancien humain. Il s’appuya enfin contre le mur, reprenant sa respiration. - Bon, lui dit Sanzo qui l’avait suivi, il va falloir qu’on se défende. Je les sens qui se rapproche. Tu peux utiliser ton ki ? - Oui, pas de problème. Hakkai avait à peine répondu qu’un youkai pointait son nez par la fenêtre, cherchant à l’intérieur. Sanzo tira mais le manqua de peu. Dés qu’il bougea, une autre flèche vint se figer dans le mur, proche de lui. Le moine sursauta en la sentant le frôler. - Il faut qu’on se débarrasse de ce tireur vite fait, sinon on est coincés. Il repère chacun de nos mouvements. Je ne sais même pas où il est… Un autre youkai fit son apparition, avec prudence, mais Hakkai envoya son ki et l’élimina. Ils se retrouvèrent ainsi à tirer à l’aide du ki et du revolver sur tous les youkais qui tentaient de les approcher, tout en évitant les flèches qui venaient les frôler à chacun de leurs mouvements. Malheureusement, ils avaient beau en tuer, dddes nouveau arrivaient, remplaçant les morts, et ils commençaient à fatiguer de toute cette pression. Les réserves de Sanzo en munition commençaient à baisser, surtout qu’avec le noir, il manquait ses cibles. Et lorsqu’il jetait des coups d’oeil à Hakkai, il comprenait que ce dernier ne tiendrait pas longtemps. Il était déjà fatigué avant l’attaque, mais ses projections de ki l’épuisaient encore plus. Il transpirait beaucoup et grimaçait de plus en plus, le bébé lui rappelant douloureusement qu’il n’appréciait pas du tout la situation. Son ki faiblissait également : son état ne lui permettait pas de disposer d’énergie suffisante pour un combat. - Hakkai, arrête, tu t’épuises pour rien ! cria-t-il à l’ancien humain qui reprenait son souffle. - Sanzo, derrière toi ! Le moine sentit soudain une douleur à l’épaule qui résonna dans tout son corps. Hakkai eut le temps d’abattre le youkai responsable avant qu’il ne redonne un coup au moine, puis se pencha vers Sanzo. - Sanzo, ça va ? Attends je vais te guérir… Le moine arrêta sa main alors qu’il produisait déjà du ki. - Non Hakkai. Tu n’as plus la force, tu le sais bien. Je vais bien, ne t’inquiètes pas. Effectivement, l’ancien humain était à bout de forces… C’est à ce moment-là que plusieurs youkais enfoncèrent la porte d’entrée. …. …. A suivre…
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