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........................... La Putain du roi
Gojyo était furieux et inquiet. Si seulement Sanzo lui en avait parlé avant, il n’aurait jamais commis l’erreur de laisser Hakkai seul au palais. L’histoire sombre de Yuki lui revint en mémoire… Il avait à peine 14 ans quand cela était arrivé, mais il s’en souviendrait toujours… Le pauvre avait attiré l’attention du jeune Dokugakuji, qui préférait déjà à l’époque les hommes. Comme il refusait de coucher avec lui, le prince avait alors usé de moyens… disons peu réguliers. Seulement, furieux de cette résistance, il avait abusé sur le produit et avait manqué de tuer le jeune homme. Ce dernier y avait cependant survécu mais Gojyo gardait en tête son visage décomposé quand ils l’avaient transporté, une figure de souffrance blême qui avait hanté ses rêves…. Sa mère avait étouffé l’affaire et l’avait envoyé loin de la cour, mais ce souvenir était resté présent à Gojyo jusqu’à maintenant. Il n’aurait jamais imaginé que son frère puisse commettre cela, mais il était vrai qu’il avait hérité du sang de sa mère, et avec cela il fallait s’attendre à tout ! L’aube éclairait l’horizon faiblement, comme si le soleil hésitait encore à faire son entrée en scène… Tout au plus un ou deux de ses rayons s’échappaient et donnaient une couleur obscure et froide aux choses. Le cheval de Gojyo était redescendu au trot, incapable de soutenir une trop longue distance au galop. L’envie ne manquait pas au roi de le pousser jusqu’à la mort, mais il aurait alors dû continuer à pied, et cette solution restait et de loin la pire car la plus longue ! Il arriva enfin à la capitale, où les soldats de la douane, étonnés de le voir rentrer sans escorte, se proposèrent de l’accompagner jusqu’au palais. Il refusa d’un bref signe de la main, impatient de rentrer. Arrivé dans la cour, il jeta négligemment les rênes à un écuyer et courut jusqu’à sa chambre, qu’il partageait avec Hakkai. Il ouvrit rapidement les portes, emporté par son élan, et chercha son amant du regard. Quel ne fut pas son soulagement de le voir debout en plein milieu de la pièce, en train de s’habiller comme chaque matin…. Il poussa un long soupir, mélange confus de joie et de fatigue, qui attira l’attention du jeune homme. Le regard qu’il lui renvoya voulait en dire long : Hakkai était véritablement effrayé ! Et cela sauta aux yeux jusque là aveugles de Gojyo : Hakkai debout à l’aube, le lit encore intact, les tremblements qui agitaient ses mains, ses yeux rougis qui le fixaient sans trop y croire…. Le roi s’approcha à grandes enjambés du jeune homme qui recula instinctivement. - Qu’est-ce qu’il y a Hakkai ? Sans le vouloir, sa voix était étrangement sourde, pleine d’une menace dont il n’avait même pas conscience… Il avait soudain l’envie d’être méchant, et le pire de tout, c’est qu’il n’y voyait aucune raison ! Ou alors peut-être, cette peur insidieuse qui l’envahissait doucement, rampant comme un serpent dans ses veines et sa peur… Hakkai se recroquevilla un peu sur lui-même devant cette voix si menaçante, puis se reprit tant bien que mal et lui renvoya un grand sourire. - Mais rien voyons ! Je suis juste surpris que tu sois déjà là ! Tout s’est bien passé ? - Arrête ! Les yeux d’Hakkai s’ouvrirent de stupéfaction. - Quoi ? - Arrête cette comédie, ça ne te ressemble pas !! gronda le roi, cette fois-ci réellement furieux. Tu es juste surpris tu dis ? C’est ce qui explique tes lèvres qui tremblent et tes yeux rougis ? Je ne suis pas un idiot, dis-moi ce qu’il y a ! Il se rapprocha de nouveau d’Hakkai et l’agrippa par les épaules pour le faire parler. Sa chemise tomba un peu, révélant de nombreux suçons sur son torse et des marques rouges significatives… Le regard de Gojyo devint fou : ce qu’il avait pu imaginer de pire s’était produit… Cependant, il ne pouvait pas encore y croire entièrement, il y avait forcément quelque chose qui…. Il restait tétanisé devant ce doute et souffla dans un murmure : - Qui ?… - Ce n’est pas ce que tu crois, non Gojyo, tu te trompes… Le roi le secoua avec beaucoup d’insistance, reprenant d’un coup le contrôle de ses membres mais pas de ses émotions. - QUI ?? Ce fut trop pour le pauvre Hakkai qui ne pu retenir les sanglots qui montaient en lui. Tout doucement, les larmes se mirent à couler le long de ses joues alors qu’il baissait les yeux pour éviter le regard fou de Gojyo, qui attendait une réponse. Son corps fut parcouru de tremblements et ses épaules étaient secouées des sanglots qu’il essayait vainement de réprimer. Ce ne fut pas pour autant que Gojyo se calma, au contraire, et s’il lâcha Hakkai, ce ne fut que pour lancer ce qui le brûlait depuis qu’il était entré : - Tu as couché avec Dokugakuji ? Au nom du prince, Hakkai releva les yeux remplis de larmes et murmura faiblement : - Je ne voulais pas…. Grondant comme un fauve blessé, ce qu’il était à l’instant même probablement, le roi sortit précipitamment de la chambre, non sans avoir une dernière fois rétorqué : - Je le sais ! Hakkai le regarda partir en trombe, surpris, et encore plus étonné par ces derniers mots…. Comment pouvait-il savoir ? Puis son propre comportement lui sauta aux yeux : comment pouvait-il rester aussi faible, aussi « bête » finalement pensait-il ?! Gojyo était visiblement furieux, et Dieu seul savait ce qu’il pouvait faire à son frère dans un tel état, et tout cela à cause de lui ! Non, il ne pouvait pas laisser cela se faire. Retrouvant une nouvelle énergie qu’il croyait avoir perdu, il bondit à la suite de Gojyo et ne le rattrapa que plusieurs couloirs plus loin. Il se plaça devant lui pour lui barrer le chemin. - Laisse-moi passer ! hurla Gojyo sans même le regarder. - Non ! Laisse-moi d’abord te parler ! - Et me parler de quoi ? De vos ébats ? Tu crois vraiment que je veux entendre cela ? Hakkai voulut lui poser la main sur son épaule mais Gojyo le repoussa brutalement. - Ce n’est pas ce que tu crois ! Je n’ai pas voulu que… Gojyo l’interrompit immédiatement : - Je sais quel moyen il a utilisé pour t’avoir, je connais les travers de mon frère ! Je ne t’en veux pas, si c’est ce que tu veux savoir ! Mais lui…. ! La colère était si puissante dans la voix de Gojyo qu’Hakkai en fut un instant déstabilisé, craignant la suite. - Ne fais pas de bêtise Gojyo ! C’est ton frère ! Reprends-toi s’il-te-plaît, calme-toi et on verra tout cela plus tard ! - Comment peux-tu me dire de me calmer, cria Gojyo, ivre de fureur. Il a osé me faire cela ! A moi !! - POUR L’INSTANT, IL L’A SURTOUT FAIT A MOI !!! hurla Hakkai, encore plus fort que le roi. Le comportement emporté de Gojyo avait été ma goutte d’eau qui faisait déborder le vase et le jeune homme craquait, ne retenant lui-même plus du tout ses propres sentiments. Il avait souffert cette nuit-là, au plus profond de son cœur, il en voulait énormément à Dokugakuji, il n’avait pratiquement pas dormi et la fatigue qui marquait chacun de ses membres se rajoutait à toute cette rancœur qu’il avait emmagasiné en lui, et qu’il ne pouvait plus retenir. Et il en voulait à Gojyo de réagir comme cela… Ce dernier ne le regardait même plus en face…. Tout, mais pas cette pitié ou ce mépris… Tout, mais pas cette nuance dans les yeux de celui qu’il aimait … Quand Hakkai avait crié, Gojyo avait soudain brutalement réalisé ce que tout cela impliquait pour son amant. Il comprit en un instant sa souffrance et se maudit d’être aussi égoïste. Sa fureur retomba d’un seul coup et il leva des yeux de compassion sur Hakkai, auxquels s’ajoutait une once terrible de peur. Ce qu’il ne supporta pas. - Non, ne me lance pas ce regard, tout mais pas ça !! hurla-t-il en se jetant sur lui, martelant son torse de coups de poings. Tout d’un coup, il avait l’impression sordide d’avoir été violé. C’était cela qu’il voyait dans les yeux de Gojyo : le dur retour à cette réalité qu’il essayait de fuir. Gojyo se saisit de ses poignets pour l’empêcher de continuer à frapper, et pour le calmer. Dans ses mains, il sentait les tremblements qui agitaient les propres mains d’Hakkai. Il s’en voulait tellement… - Je suis désolé… - Non ! Gojyo tiqua mais sentit que cela ne s’adressait pas directement à lui. - Pourquoi ? - Non, je ne veux pas de ta pitié ! Tu crois vraiment que ça me soulagera ? Hakkai leva les yeux sur lui et le fixa intensément, faisant passer à travers ses prunelles tout ce qu’il pouvait ressentir, toute cette dernière fierté qu’il lui restait comme ultime bagage… - Alors, qu’est-ce que tu veux ? - …. - Réponds-moi ! Tu veux que je reste les bras croisés, en sachant ce qu’il T’a fait ? - Oui… - Mais pourquoi Hakkai, je ne te comprends pas ! - Parce que c’est tout ce qu’il attends, que tu viennes et que vous vous battiez… Il ne rêve que de ça… Gojyo soupira violemment, sentant tout ce qu’il y avait de sous-entendus ici. Il relâcha les poignets d’Hakkai et l’entraîna à sa suite vers leur chambre. - En attendant, toi, tu vas aller te reposer ! Tu as des cernes aussi grandes que mes mains ! Hakkai se laissa entraîner sans protester. Il était vraiment épuisé, mais se sentait beaucoup mieux depuis que Gojyo était là. Il n’avait plus confiance qu’en lui….
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Le retour du roi avait marqué le palais car personne ne l’attendait avant deux jours au minimum. Le fait qu’il soit revenu seul, suivi bien longtemps après par Sanzo et sa suite laissait entendre qu’il y avait anguille sous roche. Le problème devait être sérieux pour le roi se déplace tout seul, et les rumeurs allaient bon train au palais. D’autant plus que la petite orgie organisée par le frère du roi avait laissé dans les esprits un souvenir marquant. Certains racontaient que l’amant du roi y aurait participé, mais rien n’était sûr… L’arrivée annoncée du cortège des ambassadeurs du pays voisins firent taire ces rumeurs, ayant trouvé un sujet plus intéressant. En effet, on racontait que ce cortège réservait une surprise des plus intéressante….
En attendant, Gojyo n’avait plus adressé la parole à son frère, et l’avait même soigneusement ignoré depuis son retour. Tout le monde sentait que quelque chose couvait entre eux-deux mais personne n’osait le dire à voix haute. Pas question de toucher à la famille royale sans en subir les conséquences ! En privé, Hakkai avait raconté comment tout était arrivé à Gojyo, soucieux de lui montrer son innocence, dont le roi n’avait pourtant aucun doute. Il avait déguisé le passage au lit, mais Gojyo avait bien compris. Pas besoin de mots pour comprendre ces choses-là ! Le roi en voulait énormément à son frère, mais il avait compris qu’il revenait à Hakkai de choisir sa vengeance, et non à lui de la réaliser. Après tout, c’était lui qui avait « subi » cette horreur… Mais cela ne l’empêchait pas d’enrager intérieurement : comment son propre frère avait-il pu faire cela ? Quand à Hakkai, après s’être confié, il s’était étrangement replié sur lui-même, encore honteux de ce qu’il lui était arrivé. Il aurait tant voulu être plus fort pour résister, pour ne pas avoir à se rappeler cette scène où il s’était réveillé dans ce lit inconnu, collé contre un corps chaud qu’il détestait de tout son être… Il n’était pas encore question de vengeance pour lui, il fallait d’abord qu’il assimile le choc… Quand à Dokugakuji, le premier concerné, il menait sa vie comme si rien ne s’était passé : il semblait même avoir tout oublié, il avait gagné son pari contre lui-même et seul cela comptait. Il était de ces personnes qui se moquent de leurs actes passés et continuent d’avancer comme si tout allait bien. Ce qui ne cessait d’énerver Gojyo… Si au moins son frère était venu se vanter devant lui, se moquer de lui ouvertement, il aurait pu se défouler à volonté, mais rien de tout cela… Comme si justement il ne s’était rien passé… Il aurait voulu pouvoir lui mettre son poing dans la figure, lui faire mal, oui, lui faire très mal pour exorciser cette rage, mais il ne pouvait pas… Même s’il était le roi, il n’avait pas tout pouvoir contrairement à ce que laissait croire la légende. Il aurait suffit qu’il lève la main sur son frère et les partisans de ce dernier, encore nombreux malgré son abdication, se seraient révoltés… Et les distortions au sein de la famille royale auraient montré une faille dans le système, une sorte de faiblesse qui pouvait servir n’importe quel courtisan mal intentionné… Et enfin, toucher d’une manière ou d’une autre Dokugakuji, n’était-ce pas prêter foi aux rumeurs qui couraient sur Hakkai ? Pourrait-il rester à la cour après une telle humiliation ? Et comment régiraient les nobles ? Non, cela était impossible ! Ainsi, Dokugakuji restait intouchable de par le sang royal qui coulait dans ses veines… Quelquefois, Gojyo se surprenait à rêver d’être un simple fils de paysan juste pour pouvoir aller lui « casser la gueule »…. Enfin, Sanzo se retrouvait pris au milieu : il avait compris ce qui s’était passé, n’avait rien dit, mais devait supporter toute la journée la sombre humeur du roi, et cela était vraiment pesant. L’atmosphère dans la cellule intime du palais était devenue étouffante, les non-dits alourdissant l’air ambiant. Le premier conseiller ne trouvait de repos que le soir, quand il retrouvait enfin son cher Goku, qui lui l’accueillait toujours avec le sourire, contrairement à ses amis depuis quelques jours…. Leur relation avait beaucoup évolué, et malgré leur différence d’âge, ils formaient un beau couple. Bien sûr, cela était tenu au secret, mais ils le vivaient bien… Bref, la situation au palais aurait pu être plus joyeuse…. Tous le ressentaient…
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L’humeur d’Hakkai avait effectivement beaucoup changé ces derniers jours, passant d’une gentillesse innée et d’un sourire omniprésent à un renfermement sombre et une tête à faire peur aux morts. Et Gojyo n’en pouvait plus : il sentait que la situation prenait une très mauvaise tournure, qu’elle s’enfonçait un peu trop à son goût, mais comme il avait en quelque sorte promis de ne pas agir, il se retrouvait pieds et poings liés devant un Hakkai au bord de la déprime. Fatigué d’un tel comportement, quoique le pauvre n’y soit pour rien, il éclata un soir, dans leur chambre. La tension accumulée explosa. Gojyo se campa devant Hakkai, avec un regard sévère et autoritaire : - Maintenant, il y en a marre !!!!! Je n’en peux plus, tu entends ? Comme Hakkai allait répondre, le roi le coupa dans son élan afin de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur. - Non, ne dis rien !!! Je sais que tu as souffert, j’en ai pleinement conscience, et sache que tout ce que tu as subi, je le porte aussi sur mon cœur ! Mais je ne peux plus supporter la tête que tu fais à longueur de journée !!!! Je sais que tu as mal, mais est-ce que c’est de me faire la gueule qui arrangera cela ??? - Mais je ne te fais pas la gueule Gojyo ! se défendit mollement son amant. - Ah bon ? Alors tu nous fais quoi là ? Tu exprimes ta joie d’une manière particulière dis-moi !! Et ce n’est pas qu’avec moi, tu es comme ça avec tout le monde ! Sommes-nous tous responsables de ce qui t’arrive ? Devons-nous subir tes reproches silencieux pour l’éternité ? Si c’est le cas, je peux te dire que je ne le supporterai pas longtemps ! D’ailleurs je craque ! - Ah oui ? s’emporta Hakkai. Et tu voudrais quoi ? Que je ris bêtement sur ce qui m’arrive ? Gojyo le regarda s’empourprer de colère et reprit sur un ton plus calme : - Non, mais laisse-moi au moins partager ta peine…. Tu ne comprends pas que je souffre moi aussi de te voir dans cet état ? Hakkai en resta sans voix. Puis sans prévenir, il tourna les talons et sortit de la chambre. - Non, attends, le retint le roi. - Laisse-moi, j’ai besoin de réfléchir…. Gojyo le regarda partir, le cœur lourd. Si seulement il avait été fils unique….
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Le lendemain matin, Gojyo fut réveillé d’une façon brutale par Hakkai. Il avait très mal dormi suite à leur petite dispute, rongé par le remord d’infliger cela à son amant, mais aussi par la colère devant le manque de réaction de ce dernier. Dérangé alors qu’il parvenait enfin à trouver un sommeil réparateur, il le fit savoir d’un grognement. - Debout Gojyo ! J’ai à te parler ! Il était rare d’entendre Hakkai parler de façon si autoritaire, ce qui réveilla enfin Gojyo. Après le coup de déprime qu’il avait eu, réagirait-il par la colère ? Il se releva, et toujours assis dans on lit, il fixa Hakkai qui le surplombait, debout prés de lui. - Et bien je t’écoute. - Tout d’abord, je m’excuse. Je me suis conduit comme un imbécile ces derniers temps, j’ai baissé les bras quand il fallait au contraire réagir… - Mais c’est normal, avec ce que tu as… - Non, le coupa brutalement Hakkai, sans violence envers Gojyo, mais plutôt envers lui-même, ce n’est justement pas normal ! J’ai bien réfléchi cette nuit, et je trouve que j’ai réagi comme un lâche ! Au lieu de remonter la pente, j’ai baissé les bras et je me suis satisfait dans un état d’esprit épouvantable ! Je me suis construit bêtement mon malheur en me forgeant cette carapace de mauvaise humeur, et je reconnais que j’ai dû être insupportable… Je m’en excuse…. Il s’assit à côté de Gojyo pour continuer. Ce dernier ne disait rien, impatient d’entendre les bonnes résolutions qu’avait pu prendre son amant pendant la nuit. - J’ai compris que je devais réagir et même si tu n’es pas d’accord, je ferai ce qu’il faudra pour me venger… Je sais que me venger ne réparera pas le mal, mais j’ai l’impression que ça me fera du bien… En tout cas, je ne me morfondrais plus, et c’est ça que je cherche. Je veux réagir, tu comprends Gojyo ? - Oui mon amour, je comprends. Et quoi que tu décides, je te suis ! Hakkai lui sourit, premier sourire depuis des jours. Le cœur de Gojyo s’ne gonfla de joie et sans pouvoir se retenir, il l’embrassa. Ses lèvres se posèrent doucement sur celles d’Hakkai, comme s’il avait peur de briser ses résolutions pourtant solides. Puis son baiser se fit plus pressant et Hakkai le lui rendit passionnément. Il lui était enfin revenu, pensa à cet instant le roi, heureux comme un gamin. Quand ils se séparèrent, Gojyo rouvrit les yeux, serein, et lui demanda : - Et comment comptes-tu te venger ? Hakkai lui sourit de nouveau, mais cette fois avec un air de malice qui se reflétait dans ses yeux. - Voilà ce que j’ai envie de faire….
A suivre….
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