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                           La Putain du roi

 

 

Au palais, tout semblait sens-dessus-dessous. Depuis la veille, le roi cherchait partout son premier conseiller ainsi que son amant qui avaient disparu en même temps. Il était réellement affolé, la peur qu’il ressentait depuis quelques jours se matérialisant sous ses yeux. Il aurait tout donné pour savoir où ils étaient, mais personne ne pu lui fournir une réponse satisfaisante. Il y avait bien un des valets qui avait aperçu Hakkai se dirigeant chez Sanzo mais depuis plus personne ne les avait vu.

Enfermé dans son bureau, Gojyo se résigna à attendre. Car il savait que ces disparitions n’étaient pas mystérieuses, mais voulues, et il s’attendait à chaque minute à recevoir une lettre qui leur annoncerait dans quelles conditions ils seraient relâchés.

Ce ne fut pas une lettre qui lui parvient mais un messager en bonne et dûe forme. Il demanda à voir le roi qui refusa au début, mais lorsqu’il dit qu’il avait un message de la part du premier conseiller, Gojyo le reçut immédiatement.

Lorsqu’il entra dans le bureau, le roi reconnut le comte de Lohr.

- Comte, alors, quel est ce message ?

- Je pense que vous le connaissez déjà !

- Où sont-ils ? gronda furieusement Gojyo, peu intéressé de jouer aux devinettes.

- Dans un endroit sûr. Votre petit conseiller a poussé ses recherches un peu trop loin… Nous attendons qu’il nous donne tout ce qu’il sait. Ce qui ne semble pas lui plaire !

- Salauds, comment osez-vous ? s’insurgea Gojyo.

- Du calme votre majesté, sans quoi je ne garantie pas que vous les revoyez vivants !

Gojyo retrouva un semblant de calme mais il était prêt à exploser.

- Qu’est-ce que vous voulez ?

- Nous savons que suite au rapport que Sanzo a établi, vous avez déjà destituer certains nobles et commencer une attaque d’envergure contre notre groupe. Nous voulons simplement que vous arrêtiez tout et rendiez leurs postes à ces personnes.

- Et qui vous dit qu’une fois relâchés, je ne recommence pas ?

- Et bien vous signerez devant moi un acte qui promet que vous ne tenterez plus rien contre nous ! Vous ne pourrez rompre ce serment !

- Vous pouvez toujours courir, je ne marche pas avec des ordures dans votre genre ! Je pourrais vous faire arrêter sur l’heure !

Le comte eut un petit ricanement qui le fit ressembler à une fouine sur le moment.

- Nous avons pris un gros gibier en plus du petit conseiller…..  J’ai suggéré à Sanzo que je pouvais en faire profiter mes soldats, mais je préfère vous demander directement : dans quel état vous reviendra-t-il ?

Cette fois-ci, Gojyo perdit son sang-froid et se jeta sur le comte.

- Espèce de pourriture, je vais te tuer !!!!!

Le comte l’évita de peu et s’enfuit sans demander son reste, après avoir lancer une dernière fois.

- Je veux le document demain, sans quoi je ne répond plus de rien !

Gojyo s’écroula par terre, désemparé.

Il avait réfléchi toute la journée et aucune solution de secours ne lui vint en idée. Il avait beau retourner le problème sous toutes les coutures, il se retrouvait toujours avec la même solution : signer ce maudit document !

Il n’avait pas encore obéi aux conditions imposées, mais il savait déjà qu’il devrait le faire.

Comment lui le roi cédait-il devant des nobles ? Son orgueil en prenait un coup, mais ce n’était pas cela qui le désemparait le plus. Il désespérait de revoir un jour ses compagnons vivants. Car Sanzo représentait un danger trop grand pour le complot, et il ne pensait pas qu’ils laisseraient la vie sauve aux autres. Tout n’était que supposition et Gojyo ne tenait plus de ne rien savoir.

Et cet abruti d’Hakkai qui s’était fait prendre avec les deux autres…. Il l’avait pourtant prévenu de ne plus l’approcher, mais il n’en avait fait qu’à sa tête ! Si jamais il le revoyait vivant, il se promettait de lui flanquer une raclée dont il se souviendrait ! Si jamais il le revoyait vivant….

Son regard dériva sur la feuille posée sur le bureau…

Une simple signature….

Oui, mais….

 

                                                OoOoOoOoOoOOoOoOoOoOoO

 

 

 

La porte s’ouvrit de nouveau pour laisser entrer le comte de Lohr.

- Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Sanzo s’était réveillé mais sa douleur ne s’était pas estompée. Quand aux deux autres, ils avaient veillé toute la nuit et ne se sentaient pas très frais.

- Je suis déçu que vous n’ayez rien dit hier, Sanzo ! Comment allons-nous faire aujourd’hui ?

D’un geste, les deux gardes s’emparèrent de Goku qui se débattit faiblement.

- Mais lâchez-moi !

- Qu’est-ce que vous voulez faire ?

- Voyons, on peut faire toutes sortes de choses ! On peut lui faire ce qu’on vous a fait hier, ou passer à quelque chose de plus douloureux. A vous de voir !

- Salaud !

Sanzo essaya de se lever mais retomba, sa jambe ne le portant plus.

- Laissez-le en dehors de tout cela !

Si Hakkai n’avait rien dit depuis qu’il était entré, il n’en avait pas moins agi. Il s’était rendu compte que le comte portait à sa ceinture un poignard, et si jamais il réussissait à s’en emparer alors qu’ils étaient tous occupés, il aurait peut-être une chance….

Alors que le comte narguait Sanzo, tout se passa très vite. Hakkai surgit dans son dos, s’empara du poignard et le posa sur sa gorge.

- Maintenant, laissez-nous partir sans quoi je vous égorge comme un animal ! C’est compris ?!

Stupéfait et effrayé, car il n’était pas un grand courageux, le comte ordonna aux gardes de lâcher le gamin.

- Bien maintenant reculez dans le fond de la cellule !

Ils obéirent alors que Goku se précipitait vers Sanzo et l’aidait à se lever.

Ce dernier regarda encore une fois le comte et lui demanda :

- Etes-vous pour quelque chose dans le meurtre de Komyo Sanzo ?

- De quoi parlez-vous donc ? s’exclama le comte. Si c’est de votre ami dont vous parlez, non je n’ai pas eu cet honneur d’avoir participé à son assassinat ! Et je le regrette !

Sanzo s’approcha alors de lui, aidé par Goku, et lui assena un coup de poing puissant, furieux de ce qu’il avait dit.

- Alors voilà de sa part !

- Recule Sanzo, lui demanda Hakkai qui commençait à avoir du mal à tenir le comte tranquille.

Ils sortirent tous deux et Hakkai jeta le comte dans la cellule avant de fermer la porte sur eux.

- A votre tour maintenant !

Une fois libéré, le comte se mit à hurler contre eux, prophétisant une fin atroce pour eux trois, les maudissant de toute sa force, mais il n’en avait cure. Ils se dépêchèrent : Hakkai aida Goku et à eux deux, ils supportèrent Sanzo qui avait beaucoup de mal à marcher en raison de sa jambe cassée.

De temps en temps, il lâchait un cri et Goku l’encourageait par de menus mots qui faisaient chaud au cœur.

Ils traversèrent de sombres couloirs sans rencontrer personne mais lorsqu’ils aperçurent enfin la lumière, la sortie était barrée par plusieurs gardes.

- Comment on va faire ? demanda Goku, paniqué.

- Ils ne sont peut-être pas censés savoir que nous sommes là, nous allons les berner !

Puis Hakkai se mit à crier au secours, implorant de l’aide pour le comte qui était resté coincé sous un éboulis dans les sous-sols.

Le remarquant, les gardes le crurent et coururent derrière eux pour aller secourir le comte.

Profitant de leur naïveté, les trois compagnons arrivèrent libres dans la cour. Là, ils avisèrent des chevaux attaché à un poteau, sûrement ceux du comte et de ses gardes. Sans prendre le temps de s’attarder sur quoi que ce soit, ils montèrent sur les chevaux, Goku derrière Sanzo pour le soutenir, et s’enfuir par la porte grande ouverte.

Leur ruse leur fut profitable car le temps que les gardes se rendent compte de la supercherie, ils étaient loin.

Ce ne fut qu’au bout d’une heure, n’entendant personne les suivre qu’Hakkai pu souffler et décompresser. Il leur ordonna une pause car il n’avait aucune idée sur le chemin à prendre et Sanzo était plutôt mal en point, sa jambe lui faisant souffrir mille tortures.

Il se laissa glisser à terre, soutenu par Goku, et s’assit dans l’herbe. Là, il demanda à Goku d’aller lui chercher deux morceaux de bois droits et solides, histoire de pouvoir fabriquer une attelle.

Tandis que Goku s’affairait, Hakkai étudiait les environs.

- Sanzo, à ton avis, où sommes-nous ?

- A voir la cour que nous avons traversé tout à l’heure, je dirais que nous étions dans le château du domaine de Confinois, mais rien n’est sûr. Si c’est bien cela, il faudrait que l’on continue au nord pour bientôt tomber sur la capitale.

- Alors nous prendrons par le nord ! décida Hakkai.

- Il faut nous dépêcher, car si ma mémoire est bonne, le roi doit donner le document aujourd’hui et comme il ignore que nous sommes libres, il est bien capable de leur donner ce foutu contrat !

- De quoi s’agit-il ?

- D’un document qui leur permettra de continuer leur complot en toute sécurité. Il ne faut pas que Gojyo leur donne, sans quoi tout est foutu !

- Bien, nous allons faire vite !

Hakkai n’avait pas tout compris, à part le fait qu’il fallait se dépêcher car les intérêts de Gojyo étaient en jeu, et cela était suffisant pour lui.

 

 

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Au palais, la situation était critique. Gojyo n’avait toujours pas signé le document, et ne pouvait s’y résoudre. Autant jeter à terre sa couronne tout de suite !

Mais le délai allait bien tôt expirer et la vie de ses plus fidèles compagnons était en jeu, et cela le torturait.

Un valet vint annoncer la venue du comte de Lohr, ce qui accentua le désespoir du roi. Il regarda d’un œil noir le comte s’avancer dans son bureau et chercha à gagner du temps, même si cela était dérisoire, somme toute.

- Quand mes compagnons seront-ils libérés ?

- Bientôt, bientôt….

Le roi nota un changement d’attitude chez le comte, ce qui l’étonna. Où était donc passé son arrogance de naguère ?

De plus, il semblait dérouté, un peu inquiet, ce qui mit la puce à l’oreille de Gojyo. Apparemment ses plans ne se passaient pas comme prévu !

- Y aurait-il un problème comte de Lohr ?

- Aucun, aucun…. Le document et vite !

A contrecoeur, Gojyo s’approcha de son bureau. Il fallait qu’il gagne du temps à tout prix !

- J’ai changé d’avis, je refuse de signer ce document !

- Comment ? Vous n’y pensez pas, et vos compagnons ?

- Quelque chose me dit qu’ils sont en sécurité à l’heure qu’il est….

Le comte lui lança un regard soupçonneux mais les dires de Gojyo furent confirmés quand un valet entra annoncer l’excellente nouvelles que le premier conseiller venait d’arriver en ville, vivant.

Cela fit pâlir le comte, qui recula dans le fond de la pièce.

- Majesté, j’ai été manipulé, obligé ! Je vous en prie !

- Je ne suis plus enclin au pardon, lui répondit calmement Gojyo, un sourire narquois sur les lèvres.

Il appela ses gardes et demanda à ce que le comte soit enfermé dans l’une des prisons de la ville en attendant son exécution. A ces mots, le comte resta bouche bée et se laissa emmener sans résistance, comprenant trop tard son erreur.

Fou de joie, Gojyo fit seller son cheval et se précipita en ville, à la rencontre de Sanzo. Escorté par quelques gardes, il les trouva rapidement en plein centre-ville, chevauchant en direction  du palais. Sanzo avait l’air mal en point, ce qui serra le cœur de Gojyo, mais au moins ils étaient en vie. En le voyant, Hakkai sourit et lui fit de grands signes.

 

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Arrivés au palais, Sanzo fut immédiatement transporté dans sa chambre où un médecin vint le soigner. Heureusement l’attelle qu’ils avaient faite avait tenu le coup et avait empêché que sa jambe ne soit tordue à jamais, ce qui lui éviterait de boîter. Il avait en plus de cela deux côtes brisées, mais rien de grave qui mettait ses jours en danger. Le roi en aurait soupiré de bonheur.

Une fois que le médecin lui eut délivré son diagnostic, Gojyo entra dans la chambre de Sanzo : Goku était déjà là, à veiller attentivement sur son ami. Au moindre de ses désirs, il lui apportait de l’eau, un oreiller supplémentaire ou une couverture, et lui obéissait avec bonheur. Lorsqu’il aperçut Gojyo qui attendait silencieux à la porte de la chambre, il en fit la remarque à Sanzo qui, intrigué, se souleva sur un coude pour mieux le voir.

- Non, mon ami, repose-toi, s’exclama le roi en se rapprochant. Tu en as déjà assez fait !

Sanzo se recoucha avec une grimace pour ses côtes douloureuses.

- Est-ce un reproche ?

- Oui et non…. répondit évasivement Gojyo.

 Il prit une chaise et s’assit tout prés du lit, lançant un regard amical à Goku qui choisit de les laisser seuls à seuls, conscient que tout cela ne le regardait plus. Il détestait quand ils se mettaient à parler politique ou affaire du royaume, comme il sentait que cela allait arriver.

Sanzo le regarda partir et soupira.

- Il est gentil mais un peu collant quand il s’y met !

- C’est ton ami.

Sanzo ricana mais ne répondit rien. Qu’aurait-il pu dire ?

- Le comte de Lohr est en prison ainsi que ses complices. Heureusement que vous êtes arrivés à temps, sans quoi je crois que j’aurais cédé à leur chantage !

- Tu n’es qu’un imbécile !

- Et toi un crétin !

Ils se regardèrent en coin, jaugeant leurs paroles, puis éclatèrent de rire tous deux, Sanzo se tenant ses côtes pour essayer vainement d’atténuer la douleur qu’elles lui faisait endurer.

Gojyo reprit enfin son souffle.

- N’empêche, si tu m’avais écouté, rien ne serait arrivé !

- Ce n’est pas en attendant devant le feu que l’on débusque son ennemi !

- Oh, libre à toi de te faire tuer, mais tu as entraîné avec toi Hakkai et Goku ! Il y a des limites à l’égoïsme !

- Ils sont sains et saufs, non ? Alors arrête ta leçon de morale, de toute façon je m’en fous ! Je n’avais pas prévu qu’Hakkai serait de la partie, quant à Goku, il me suivrait au bout du monde !

- On se demande bien pourquoi ! ricana le roi.

- Mêle-toi de tes affaires !

- Oh oh, aurais-je touché un point sensible ?  Tu comptes lui dire un jour combien tu tiens à lui ou serais-je obligé de le faire à ta place ?

Le premier conseiller lança au roi un regard aussi noir que la suie qui en aurait désarmé plus d’un, mais Gojyo haussa les épaules.

- Alors j’ai raison de dire que tu n’es qu’un crétin ! Cela ne sert à rien d’avoir des sentiments si c’est pour les garder pour soi !

- Et toi bien sûr, tu en es le parfait exemple ! se moqua ouvertement Sanzo. Pauvre Hakkai !

En réponse, Gojyo lui envoya un coussin à la figure qu’il ne pu éviter, pris par surprise.

Le coussin se retrouva vite à terre, et Gojyo suivit sa chute des yeux.

- En tout cas, merci pour tout.

Cela surprit Sanzo, qui garda le silence. Il n’aimait pas qu’on le remercie, et encore moins que ce soit son roi qui le fasse.

 - Parce que je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi. Merci d’être mon ami.

Le silence tomba, aussi lourd que du plomb.

Puis retrouvant une joie feinte, Gojyo se leva et s’écria :

- Allez, rétablis-toi vite ! Tu as encore du pain sur la planche !

Sur ces mots, il s’élança vers la porte et appela Goku, qui attendait tout prés.

- Veille bien sur Sanzo mais pas de trop prés, il est encore en convalescence !

- GOJYO ! hurla Sanzo dans son lit.

Geste puéril et étonnant chez un roi, Gojyo se retourna et lui tira la langue en bonne et dûe forme ! Puis il se sauva.

Goku s’approcha de Sanzo qui s’était enfoui sous ses oreillers.

- Qu’est-ce qu’il a voulu dire ? demanda-t-il innocemment.

- Rien, laisse tomber…., répondit-il d’une voix un peu confuse. 

 

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En rentrant dans ses appartements, Gojyo trouva Hakkai, assit sur un fauteuil qui se remettait de ses émotions. Il semblait épuisé et à bout de force, ils avaient quand même galopé sans s’arrêter pendant quatre heures, mais sa vue déclencha en Gojyo l’effet d’une ceinture qu’on relâche. Cette ceinture, il la portait depuis deux jours entiers, suffoquant sous sa pression, subissant un mal au ventre qui lui avait tordu les boyaux sans s’arrêter. Lorsqu’elle s’ouvrit en lui, toute sa tension tomba mais déclencha en lui une colère dont il ne se serait pas cru capable. Le soulagement avait des effets différents suivants les personnes, mais chez Gojyo, il avait tendance à déclencher en lui une colère sans précédents !

 Il la laissa exploser devant son ami sans se retenir.

- Mais bon sang, qu’est-ce qui t’a prit ???!!  Je ne t’avais peut-être pas dit de ne pas approcher de Sanzo ? Mais monsieur n’en fait qu’à sa tête !!! Si tu savais à quel point je me suis inquiété pour vous !! Tu mériterais une bonne raclée ! Pourquoi tu as fait ça, hein ?? Pour me tester ? Pour me fuir alors ?!

Trop furieux, le roi ne se rendit même pas compte qu’il commençait à dire des bêtises aussi grosses que lui.

Hakkai lui sourit, trop fatigué pour répondre. Il attendit que la tempête passe… Brusquement, devant son manque de réaction, Gojyo baissa lentement les armes. Après avoir encore gueulé un peu, il sentit que la colère en lui s’effaçait pour laisser place à un soulagement sans fin.   Doucement, comprenant que tout cela importait peu maintenant qu’ils étaient revenu, il s’approcha de lui, s’assit à terre devant lui et posa sa tête sur ses genoux.

- Pardonne-moi, mais j’ai eu si peur….

Hakkai lui passa une main dans les cheveux, le caressant pour le rassurer.

- Tout va bien maintenant…. Tout le monde va bien ! Je suis désolé moi aussi mais c’était un accident, une coïncidence, tout simplement. Mais Sanzo n’a pas eu la réponse à sa question…

- Quelle question ?

- Pour son ami dont tu m’avais parlé. Le comte de Lohr n’y était pour rien…

Gojyo soupira, enfin calmé entièrement. Les mains d’Hakkai lui faisaient un bien fou aussi ne bougea-t-il pas d’un pouce, trop heureux qu’il continue.

- C’est peut-être mieux… Sanzo est un ami sincère, mais il devient fou quand on lui parle de cette affaire ! Et dans ces moments-là, il me fait peur ! Je ne crois pas que trouver une réponse lui fasse le moindre bien, au contraire ! Il est de ces êtres qui sont toujours rongés par la même chose, même lorsqu’elle leur apparaît dans son entière vérité. Savoir qui l’a tué ne diminuera pas son chagrin, crois-moi !

- Tu as peut-être raison….

Hakkai arrêta pendant un instant le manège de ses mains, et tel un enfant, Gojyo le rappela à l’ordre.

- S-il-te-plaît, n’arrête pas ! C’est trop bon !

Hakkai rit et reprit ses caresses.

- Tu m’as tellement manqué…. Même si ce n’était que deux jours, être loin de toi est un enfer pour moi !

 

 

A suivre…..