...........................

Genre : yaoi, historique

Disclamer : ces personnages ne sont pas à moi, je sais, c’est trop horrible mais bon, pour me venger, j’écris sur eux !^^

 

                          La Putain du roi

 

Gojyo embrassait avec passion le corps sous lui et ce dernier lui répondait en se collant encore un peu plus à lui.

Il le pénétra avec douceur, arrachant un gémissement à son partenaire, et commença un lent mouvement de va-et-vient qui plongea son amant dans un plaisir sans équivalent.

Au plus fort de leur passion, ils hurlèrent et jouirent ensemble…

Epuisé, Gojyo retomba aux côtés d’Hakkai qui l’entoura de ses bras. Le roi posa sa tête contre son épaule. Ils reprirent leur souffle, toujours collés l’un à l’autre.

- Je suis heureux, murmura Hakkai à l’oreille de son roi.

- Tant mieux car moi aussi !

Un silence s’installa avant qu’Hakkai ne le rompt en ricanant.

- Que je suis bête !

- Pourquoi dis-tu cela ?

-  J’ai attendu trop de temps pour découvrir ce bonheur ! Si je n’avais pas eu cette maladie, je ne sais même pas si je t’aurai avoué mon amour….

- Chut, ne reparle plus de ça, rien que de me souvenir de tout cela me fait mal ! Le plus important est que nous soyons les deux, non ? 

- Oui, tu as raison….

Hakkai resta songeur tandis que son amant profita du silence pour s’endormir.

Pourtant le sommeil ne lui fut pas favorable et il se mit à s’agiter dans les bras d’Hakkai, sujet à un mauvais rêve. Inquiet, le jeune homme le secoua doucement et Gojyo s’éveilla brutalement en se redressa sur le lit.

- Tu as fait un mauvais rêve, ce n’est rien…., tenta de le rassurer Hakkai.

Gojyo se recoucha lentement mais ses yeux restaient fixés sur un point fixe dans le néant, absorbés par une vision horrible.

- Qu’est-ce qui se passe ? demanda Hakkai. Ce n’est pas la première fois que tu fais un cauchemar, quelque chose te tracasse ?

De sa main, il caressait les cheveux de couleur feu de Gojyo et cela l’apaisa.

- Il se passe de drôles de choses en ce moment à la cour….  J’ai passé beaucoup de temps prés de toi lors de ta maladie, et je ne le regrette pas du tout, mais cela n’a apparemment pas plu à certains qui se sont mis en tête de me trouver un remplaçant…  Je n’étais pas du tout au courant de tout cela mais Sanzo m’a certifié que c’était vrai, aussi je me suis méfié. Sanzo est en ce moment en train de faire des rapports sur certains nobles douteux qui pourraient être dans le complot et j’attends son compte-rendu final pour attaquer, mais je ne me sens pas bien…. J’ai peur pour Sanzo, il se met trop en avant et il risque de se faire des ennemis, d’autant plus que certains nobles sont à redouter. Ils sont très puissants tu sais quand ils le veulent. Cet imbécile se croit plus fort que tout et ricane quand je lui dit de faire attention….

- Je te comprends mais j’imagine que c’est son seul moyen de défense. Mieux vaut rire du danger que de trembler et de regarder sans cesse derrière soi. Sinon, on avance jamais.

Gojyo se tourna vers lui.

- Sanzo doit penser exactement la même chose, mais à trop jouer avec le feu, on se brûle….  Je n’aimerai pas qu’il lui arrive quelque chose !

- Moi non plus, je n’oublie pas que je lui dois la vie.

- D’ailleurs, je ne sais toujours pas ce qu’il t’a donné ce soir-là ! rit le roi, un peu plus détendu. Il refuse de me le dire !

- Il doit avoir ses raisons. Et même s’il m’avait donné de la bouillie d’yeux de chats, je m’en fiche. Ça a eut le mérite de me soigner !

Ils rirent ensemble, dissipant la tension qui s’était installé à l’évocation du complot. Pour en avoir subi les désagréables attaques, Hakkai savait que les instigateurs de complots étaient prêts à tout. Et encore ceux qui avaient voulu le tuer n’étaient-ils que de faibles intrigants….  Si Sanzo devait s’attaquer aux gros poissons de la cour, il se jetait dans la gueule du monstre, même s’il avait acquis depuis le temps les armes nécessaires pour s’en défendre. Hakkai eut un frisson involontaire en se souvenant des grosses mains qui avaient enserré son cou ce jour-là….  Pourvu que Sanzo fasse attention…., fut sa dernière pensée avant de suivre Gojyo au pays des rêves.

 

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

 

 

Quelques jours plus tard, alors qu’Hakkai marchait dans les jardins avec son frère et Goku, il remarqua un attroupement de nobles dans un coin éloigné, hors de toute personne susceptible d’intercepter leur conversation. Des souvenirs lui revinrent douloureusement et il se rappela ce que lui avait dit le roi. Un complot était bien sur pied, car qu’est-ce qui aurait pu attirer autant d’hommes en cet endroit ? Sûrement pas la beauté des roses. Surtout qu’en regardant discrètement qui formait le groupe, Hakkai reconnut plusieurs grosses pointures connues pour les reproches qu’ils avaient pu faire au roi en toute circonstance.

Lorsque l’un d’eux tourna la tête vers eux, Hakkai se dépêcha de s’éloigner avec les enfants. Il ne tenait pas à être repéré.

Il resta soucieux tout le reste de la journée. Tout cela ne lui disait rien de bon.

 

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

 

 

Le dîner du roi se déroulait toujours selon le même procédé : la grande table prévue à cet effet s’ornait de six couverts, pour Gojyo, Hakkai, Sanzo, Goku, ainsi que deux autres ministres fidèles au roi qui étaient ses amis depuis l’enfance. Si le déjeuner se faisait avec le reste de la cour dans la grande salle à manger du palais, Gojyo affectionnait de passer le dîner en compagnie de ses seuls amis. L’ambiance était plus détendue, moins rigide et ils leur  arrivaient souvent de finir le repas très tard, emportés par de longues discussions où sévissait une franche camaraderie.

Ce soir-là comme tous les autres donc, le roi était entouré de ses amis mais il semblait réellement moins enthousiaste que d’habitude. Son regard se dirigeait souvent vers Sanzo même si ce dernier l’ignorait ouvertement, et Hakkai se douta qu’ils s’étaient de nouveau disputé sur cette sombre histoire de complot. Cela leur arrivait de plus en plus : Gojyo voulait engager un détective ou quelqu’un d’autre pour démasquer les coupables mais Sanzo s’y refusait car il se sentait le seul capable de réaliser ce travail. Il se moquait bien des dangers qu’il encourait mais ceux-ci effrayait le roi. Pas qu’il soit peureux de nature, bien au contraire, mais il était des choses qu’il redoutait particulièrement, surtout lorsque ses amis leur faisaient face sans hésitation.

Le dîner fut donc plus sombre que d’habitude. Même Goku se tut pour une fois, lui qui était d’ordinaire si enthousiaste rien qu’à l’idée de nourriture. Le roi fut le premier à quitter la table, très tôt, et tous le regardèrent étonnés partir. Une fois la porte franchie, ils se concertèrent du regard et se demandèrent ce qui lui prenait. Seul Sanzo en prit pas part à la conversation et l’on devina facilement qu’il détenait la clé de ce comportement. Hakkai se promit d’aller lui parler.

Il rejoignit le roi dans sa chambre et le trouva déjà couché. Il se coucha bien vite à côté de lui sans un mot, bien qu’il savait qu’il ne dormait pas. S’il avait envie de parler, il n’avait qu’à le faire, Hakkai ne lui forcerait pas la main…. 

Il était déjà somnolent lorsqu’il sentit une main se poser sur sa hanche.

- Tu dors ?

- Hummm, pas encore….  Qu’est-ce qu’il y a ?

- N’approche plus de Sanzo, c’est compris ? En tout cas pas dans les jours qui viennent.

- Pourquoi ?

- C’est un crétin !

Hakkai sourit devant l’attitude butée qu’ils pouvaient adopter parfois entre eux deux. Mais cela n’était cependant pas une explication suffisante pour lui.

- T’as pas une autre réponse un peu plus crédible ?

- Disons qu’il a un peu perdu les pédales en ce moment…. Il a trouvé quelque chose de très important pour lui sous les dessous de ce complot et il fonce tête baissée dans le panneau ! Il va droit à sa perte et je ne veux pas qu’il t’y entraîne, c’est tout !

- C’est quoi cette chose importante ?

Gojyo soupira avant de reprendre :

- Il avait autrefois un ami très cher, mais il s’est fait assassiner. A l’époque il était comme fou, j’ai même cru qu’il allait tuer tous les suspects de sa propre main…  Mais il n’a jamais trouvé le coupable. Et voilà qu’en cherchant dans ce foutu fumier de complot, il a déterré selon lui un élément qui change tout ! Il aurait trouvé le pendentif de son ami chez un des nobles soupçonné quand il est allé lui rendre visite et il pense qu’il serait à l’origine du meurtre, ou un des complices…             

- Et toi, qu’est-ce que tu en penses ?

- Je ne sais pas. C’est possible que le duc soit mêlé au meurtre, mais il se peut aussi que non. Tout est si compliqué avec ces nobles !

- Qui était cet ami ? Il ne le mentionne jamais.

- Cela doit lui être trop douloureux…. C’était quasiment un maître pour lui, ils étaient inséparables. Cet homme l’a élevé et a fait de lui ce qu’il est aujourd’hui, mais sa mort a tout brisé. Je crois que Sanzo ne s’en remettra jamais. Comme moi je ne m’en remettrai pas s’il t’arrivait quelque chose alors fais attention s’il-te-plaît.

- Promis, répondit Hakkai. Je peux dormir maintenant ?

Gojyo rit doucement derrière lui et lui passa une main caressante dans le dos, provoquant des frissons chez le jeune homme. Bien malgré lui, il se cambra subtilement.

-  Je ne sais pas… Il faudrait que je réfléchisse à la question….

Hakkai se retourna et passant ses bras autour du roi, il déposa un tendre baiser sur ses lèvres.

- Je crois que c’est tout réfléchi ! s’écria Gojyo qui répondit fougueusement au baiser de son amant par un autre baiser beaucoup moins chaste.

Leur nuit ne s’acheva que bien plus tard, une fois leur passion apaisée, mais Gojyo ne réussit pas à trouver le sommeil. Au fond de lui gisait un sentiment qui l’effrayait, une sorte de pressentiment qu’il voulait étouffer. Regardant Hakkai dormir en face de lui, il comprit un peu ce que devait ressentir Sanzo, mais il ne pu s’empêcher de penser qu’il faisait quand même une grosse connerie. Fouiller dans les dessous cachés des nobles était une entreprise risquée, mais quand elle était dicté par une aveuglante envie de vengeance, c’était du suicide. Si seulement il était moins buté…  Mais cela, il fallait autant s’y attendre que de voir le yéti ! On se l’imaginait sans problème mais on était sûr de ne jamais le voir !

Gojyo soupira en se rapprochant d’Hakkai. Il passa un bras autour de sa taille et attendit le sommeil. Peut-être que le lendemain serait de meilleur augure.

 

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

 

 

Hakkai ne pu s’empêcher de penser à la conversation qu’il avait eu avec le roi lorsque ses yeux tombaient sur Sanzo. La mort de son ami expliquait sûrement cet air triste qu’il portait en permanence et le fait qu’il se jette à corps perdu dans le travail. Sa façon d’oublier…. Hakkai en avait mal pour lui, mais il ne lui dit jamais. On laisse les gens parler de ce qu’ils ont sur le cœur, on ne les force pas.

En attendant, chaque fois qu’il passait entre les nobles de la cour, Hakkai ne pouvait s’empêcher de les imaginer dans ce complot infâme. Quiconque pouvait être suspect aussi se prenait-il quelquefois à les regarder de travers comme s’il était sûr qu’ils en fasse parti. Réflexe stupide mais qu’il ne réussit pas à corriger. Après tout ce complot ne touchait qu’une infime partie de la cour, mais les plus grands, et c’était cela qui était à redouter.

Enfin, Sanzo rendit un premier compte-rendu au roi, secret, mais certains étaient sans aucun doute au courant de ce qui se tramait. Ce jour-là, Gojyo ne bougea pas de son bureau et s’enferma pour ne voir personne. Hakkai n’osa pas le dérager non plus, de toute façon cela ne le regardait pas.

La nuit tomba que le roi n’était toujours pas sorti. L’attendant patiemment dans sa chambre, Hakkai commençait à trouver le temps long. Il aurait pu se coucher mais il savait qu’il ne pourrait pas fermer l’œil de la nuit, il voulait absolument avoir les premières impressions du roi. Il voulait savoir.

Prenant son mal en patience, il fouilla dans la bibliothèque qu’il avait fait installer dans la chambre du roi et qui s’emplissait de livres plus les jours passaient, Hakkai dévorant tout ce qui se lisait. C’était devenu une vraie passion et il ne manquait pas de temps pour l’assouvir.

Il fit soudain tomber un pendentif qui gisait sur l’un des rebords de la bibliothèque, qui produisit un son métallique en touchant le sol. Intrigué, il le regarda et se rendit compte qu’il s’agissait d’une clef. En la prenant, il su qu’elle appartenait à Goku qui l’avait sans doute oublié dans la journée lorsqu’il était passé voir Hakkai pour une partie d’échecs, le jeune homme s’efforçant de lui apprendre les rudiments du jeu. Comment elle avait pu atterrir là, personne ne le saurait jamais, et Goku était souvent très distrait.

Hakkai rit doucement devant la clef : elle servait à ouvrir les appartements de Sanzo où logeait Goku, et sans elle, le jeune garçon allait passer la nuit devant la porte sans pouvoir l’ouvrir, surtout si Sanzo était sorti. Il se devait de la lui rapporter, et maintenant car Goku devait déjà être devant la porte.

Il sortit de sa chambre et se dirigea vers les appartements de Sanzo. Le palais était faiblement éclairé ce soir-là, ce qui le rendait assez effrayant pour quiconque ne le connaissant pas. Mais Hakkai avait l’habitude aussi se glissa-t-il sans difficulté dans les couloirs. S’il avait été plus attentif, sans doute se serait-il rendu compte que quelque chose n’allait pas, mais il faisait aveuglément confiance dans son habitude.

Lorsqu’il déboucha sur le couloir où se situaient les appartements de Sanzo, il remarqua immédiatement la porte grande ouverte, alors qu’aucune lumière ne parvenait de l’intérieur. Inquiet, et conscient qu’il aurait mieux fait de s’enfuir et d’appeler quelqu’un, il s’approcha et regarda par la porte.

Sanzo gisait à terre, inconscient, et Goku se débattait avec un homme dans l’ombre. Deux autres hommes étaient penchés sur Sanzo et s’apprêtaient à le soulever. Ils levèrent la tête quand la porte où s’appuyait Hakkai émit un craquement. Effrayé, le jeune homme voulut s’enfuir mais il reçut un coup à la tempe par un agresseur qui venait de derrière et s’effondra inconscient.

 

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoooOoO

 

 

Il avait froid, mal à la tête et avait la désagréable impression qu’on lui avait versé de l’eau froide dans le dos. Il souleva un œil et fut surpris de l’obscurité qui régnait dans la pièce. Il lui fallut un peu de temps avant de se souvenir des évènements qui l’avaient conduit là, mais à leur évocation, il se redressa immédiatement et regarda autour de lui.

Rassuré, Hakkai aperçut Sanzo dans un coin de la pièce, la tête de Goku sur ses genoux. L’endroit avait des murs de pierre d’où gouttait de l’eau qui était venue s’écraser dans le dos d’Hakkai, de là son impression mouillée, un sol en pierre et aucun meuble. La parfaite petite prison. En l’entendant se réveiller, le premier conseiller tourna la tête vers lui.

- Tu vas bien ?

Depuis le temps qu’ils se connaissaient, ils avaient pris l’habitude de se tutoyer en privé, comme deux vieux amis.

- Où sommes-nous ?

- Oh, dans les caves d’un châteaux ou des ruines abandonnées. Que sais-je, ces gens-là ont de la suite dans les idées.

Hakkai eut soudain peur de comprendre.

- Ce ne serait pas à cause de ton rapport ?

- Sans aucun doute possible, oui ! On veut me faire parler ou bien exercer un chantage au roi… J’espère que ce crétin ne cédera pas !

- Comment va Goku ?

- Il n’a rien, rassure-toi. Ce sont vraiment des brutes !

Rassuré, Hakkai se passa une main sur sa tête douloureuse et sentit du sang au niveau de sa tempe. Les salauds avaient vraiment tapé fort.

Soudain, une lumière s’engouffra dans la pièce en même temps que la seule porte s’ouvrait dans un grincement horrible. Elle leur fit mal aux yeux qui s’étaient habitués à l’obscurité. Une silhouette se détacha sur la lumière et entra dans la pièce.

- J’espère que vous excuserez le confort rudimentaire de vos nouveaux appartements !

Ils ne répondirent rien à la provocation, attendant la suite.

- Alors voyons, nous avons pris dans nos filets : un premier conseiller, un gamin et le mignon du roi! Intéressant !

Fur et à mesure qu’ils s’habituaient à la lumière, les traits de l’homme se firent plus précis et ils reconnurent bientôt le comte de Lohr, que Sanzo savait à la tête du complot qui se jouait.

- Comte de Lohr, heureux de vous revoir ! dit-il. Toujours aussi fourbe ?

- Et vous toujours aussi acerbe et inconscient ! Vous ne vous rendez pas compte dans quelle situation vous êtes !

Ils s’affrontèrent du regard quelque minutes.

- Non, justement, j’ignore où je suis, répondit finalement Sanzo.

- Très bien, je vais tout vous expliquer ! Nous voulons savoir ce que vous, vous savez ! Tout ! En échange de quoi nous vous laisserons peut-être en vie pendant quelques temps…. Du moins jusqu’à ce que le roi nous obéisse, vous serez un excellent moyen de pression sur lui !

- Ordure !

- Et vous n’avez pas tout vu ! ricana le comte.

- Pourquoi vous dirais-je ce que je sais ?

- Oh, et bien parce qu’il me semble que ce gamin et cet homme sont vos amis, je me trompe ? Il pourrait arriver malheur au gamin et je n’ose même pas imaginer dans quel état nous reviendrait notre ami si je le laissais à mes soldats !

- Vous êtes vraiment ignoble !

- C’est l’une de mes qualité ! Mais ces procédés ne seront utilisés qu’une dernier recours, en attendant nous aurons affaire à la bonne vieille torture, celle qui délie les langues…. Vous me saisissez ? Bon, assez discuté, mes amis sont pressés.

Sur ce, il fit un geste à deux gardes qui étaient restés prés de la porte et ceux-ci s’emparèrent de Sanzo.

Avant que la porte ne se referme, Sanzo lança un regard à Hakkai.

- Prends soin de Goku !

Hakkai opina du chef avant qu’il ne disparaisse.

 

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

 

 

Goku ne s’était réveillé que bien plus tard, avec une affreuse migraine.

Hakkai avait vu le temps qui passait avec une angoisse qui s’accentuait de plus en plus. Cela devait faire trois heures qu’ils avaient emmené Sanzo et le silence dans lequel ils étaient plongé rendait le temps plus long et oppressant.

Lorsque Goku s’était réveillé, il avait immédiatement voulu savoir où était Sanzo, ce à quoi Hakkai avait vaguement répondu, préférant lui faire ignorer le danger que courrait son ami. Puis il lui avait demandé comment cela se faisait qu’il était avec eux, où ils étaient exactement, qu’est-ce qui s’était passé…. Bref, il avait envahi le jeune homme de questions auxquelles Hakkai répondit pour faire patienter son angoisse. 

Goku lui appris que les hommes les attendaient dans les appartement de Sanzo et même s’ils étaient arrivés ensemble, ils n’avaient rien pu faire.

Puis ils attendirent ensemble, scrutant le moindre bruit, sursautant quand les rats qui hantaient les lieux frôlaient leurs pieds.

Enfin la porte s’ouvrit et l’on jeta Sanzo dans la pièce sans ménagement, avant de lui dire :

- De toute façon tu parleras !

Les deux amis s’empressèrent d’aller aider Sanzo. Il était dans un piteux état : il avait la figure ensanglantée, l’arcade sourcilière ouverte ainsi que sa lèvre, d’où coulait beaucoup de sang. Il avait également de nombreux bleus sur le corps et sa jambe formait un angle bizarre au niveau du genoux.

Ils le nettoyèrent tant bien que mal avec ce qu’ils avaient, et Goku alla jusqu’à déchirer sa propre chemise pour lui donner un morceau de tissu propre. Quand à sa jambe, ils la remirent alignée avec beaucoup de cris de Sanzo. Puis le premier conseiller s’appuya dos au mur et ne bougea plus. Il reprenait son souffle et son énergie, et personne n’osa parler. Ils savaient que Sanzo avait beaucoup subi, rien qu’à le voir, mais ils ne voyaient aucune solution. Ils ne pouvaient pas l’obliger à parler pour soulager ses souffrances et ils savaient qu’il n’en ferait rien, obéissant à la loi aveugle de la fidélité.

Très vite, à bout de forces, Sanzo s’endormit mais son sommeil fut agité. Goku veilla alors sur lui comme une mère : il prit sa tête sur ses genoux, l’obligea à s’allonger et lui caressait les cheveux  au moindre soubresaut du jeune homme. Lentement il s’apaisa dans les bras de Goku.

Hakkai les regarda pour la première fois sous un autre jour. Il les avait toujours vu comme deux frères mais l’amour qui régnait entre ces deux êtres allait plus loin. Chaque fois que Goku passait sa main dans les cheveux de Sanzo, il imprimait à son geste une telle douceur qui se voulait rassurante qu’Hakkai comprit que les liens qui les unissaient étaient très forts.

Et Sanzo avait une telle confiance en Goku qu’il se laissait complètement aller contre lui, toute la pression qu’il avait semblait disparaître comme neige au soleil.

Ainsi ils passèrent un moment un peu plus détendu, même si parfois les gémissements de Sanzo venaient troubler le silence….

 

 A suivre...