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               L’Ombre d’Hakkai

 

Une fois les deux à table, Sanzo et Gojyo commencèrent d’abord par allumer une cigarette avant d’aborder le sujet qui fâchait, à savoir Hakkai et son comportement.

- Bon, dit Sanzo en expirant la fumée, qu’est-ce que tu as à me dire ?

- Parce que c’est moi qui ai des comptes à rendre maintenant ? J’en ai vraiment marre de cette situation !!!!

En remarquant le ton énervé que prenait Gojyo, le moine eut la sage résolution de ne pas continuer dans ce sens. Lui aussi se sentait passablement énervé et si jamais le ton montait trop entre eux, qui savait jusqu’où cela pouvait aller ? Et ce n’était pas le moment de s’empoigner….

- Tu n’as pas une petite idée du comportement d’Hakkai ? continua le moine sur un ton plus apaisé, rarissime chez lui.

- Justement non…. soupira le demi-youkai. J’ai beau essayé de lui parler, il trouve toujours une esquive… Je ne sais absolument plus quoi faire…

- Quand Kana est-elle morte ? demanda abruptement Sanzo.

- Au printemps. Pourquoi ?

- Je pensais que ça aurait pu avoir un rapport avec Hakkai, mais ce n’est pas le cas puisque nous sommes en été….  Et il est comme ça même avec toi ?

- C’est encore pire… Je ne le reconnais plus !

Gojyo se prit la tête entre ses mains, perdu dans de sombres pensées. Si seulement il savait ce qui tracassait Hakkai….

- C’est depuis que nous avons quitté ce village ce matin… Tu crois qu’il y avait quelque chose là-bas qui l’a changé ?

- Je ne sais pas quoique… Il m’avait parlé d’un truc hier… Une impression étrange qu’il avait je crois, mais il ne s’est pas étendu sur le sujet et depuis… Il refuse carrément de me parler…

Gojyo lança alors un regard si désespéré au moine que celui-ci détourna les yeux. Après tout, il était le bonze Sanzo, il n’avait aucune pitié ou compassion à avoir…. Mais les yeux perdus du demi-youkai à ce moment-là lui avait fait comme un pincement au cœur. Mine de rien, au fur et à mesure, il commençait à s’attacher à ces crétins qui lui servaient de compagnons… Mais pas question de le montrer !

- Bon, grommela-t-il, essaye de lui parler cette nuit, et si rien de va demain, je me charge de lui dire ce que je pense de son attitude, moi ! grommela Sanzo.

Goku revint à ce moment-là, Hakuryu sur l’épaule, et le moine se leva et le suivit dans la chambre qu’ils partageaient.

- Dis Sanzo, Hakuryu peut dormir avec nous ?

- Tant qu’il ne vient pas sur mon lit et qu’il ne ronfle pas aussi fort que toi, ça ne me dérange pas….

- Chouette, Hakuryu, t’as entendu, tu vas dormir avec moi !!!

Et le singe sauta de joie dans les escalier, manquant tomber sur les marches. Gojyo qui avait aperçu la scène retint un sourire. Décidément, heureusement qu’ils avaient Goku, sans quoi la vie leur aurait paru bien morose… La capacité qu’avait le singe pour les faire sourire était incroyable !

Mais il se rembrunit en pensant à Hakkai qui l’attendait dans leur chambre, à cet amant qu’il aimait passionnément mais qui était devenu un inconnu pour lui en à peine une journée… 

Il but une autre bière pour s’encourager, puis se leva lentement et prit son courage à deux mains pour le rejoindre, bien décidé à lui faire avouer ce qu’il avait sur le cœur.

Il rentra doucement dans la chambre et ne fut pas étonné de le voir encore debout, l’attendant patiemment, comme chaque soir…

Il était assis sur le lit, ou plutôt allongé, et regardait fixement le plafond, comme s’il avait peur que quelque chose n’en sorte… Mais son regard ne montrait aucune peur, juste un petit air de défi… Gojyo referma la porte le plus doucement possible et s’approcha de son amant. Il s’assit à côté de lui sur le lit.

- Ecoute Hakkai, ce coup-ci, il fait vraiment qu’on parle…Les autres se posent des questions, tu sais…

- Je m’en moque, répondit froidement Hakkai, fixant toujours le plafond.

- Mais pas moi, figure-toi ! Pourquoi tu refuses de me dire quoi que ce soit ? Je peux t’aider, je pourrai tout faire pour toi, tu le sais bien !

Hakkai quitta alors le plafond des yeux et son regard se posa sur Gojyo, mélange de froideur et de désir contenu. A cet instant, le demi-youkai eut un frisson dans le dos, incontrôlable… Quelque chose dans l’attitude d’Hakkai le dérangeait, sans qu’il puisse se l’expliquer… Peut-être dans son regard… On aurait dit le vert habituel qui l’habitait avait changé, et avait mûri… Il se recula imperceptiblement, mais Hakkai agrippa son bras et l’attira contre lui.

- Tu peux tout faire pour moi, c’est vrai ?

Sa voix était câline, envoûtante, et en même temps si froide…

- Alors fais-moi l’amour !

Cette fois-ci, Gojyo résista à son étreinte et se recula franchement.

- Ah non, pas encore ! Tu ne vas pas t’en sortir comme ça, je te préviens !   Il faut que tu me parles, et tout ira mieux, je te le jure ! Arrête de fuir tes problèmes, ce n’est pas la solution !

Sa voix était chargée de colère, mais ce n’était rien en comparaison de celle que prit le jumeau en se relavant subitement.

- ARRETE DE CROIRE QUE TU PEUX TOUT POUR MOI !!!! TOUT CE QUE TU PEUX FAIRE, TU ME LE REFUSES MAINTENANT !!!!

Il était si agité soudain que Gojyo voulut le calmer en lui posant ses mains sur ses épaules mais cela empira la situation et Hakkai le rejeta violemment. Ce qui énerva encore plus Gojyo…

- Alors je te refuses ton caprice, et toi tu le fais une crise !!!! Mais qu’est-ce qui te prend Hakkai, je ne te reconnais plus du tout !

A ces mots, le jumeau se leva et gifla de toutes ses forces le demi-youkai.

- JE SUIS HAKKAI !!!!!!!!

Son regard était devenu fou ! Pourquoi on lui refusait à nouveau une identité ? Pourquoi il ne pouvait toujours pas exister ?

Il se jeta alors sur Gojyo qui accusait encore la gifle et s’étala sur lui, commençant à lui arracher son tee-shirt. Il l’embrassait sur le torse, dans son cou, pris d’une frénésie extraordinaire. Ce qui déplut fortement à Gojyo, qui réussit, malgré ses débordements, à le repousser. Il se leva alors, en le rejetant sur le lit, et se dirigea vers la porte.

Avant de sortir, il lâcha ces quelques mots où la colère grondait :

- Tu me déçois beaucoup Hakkai !

La porte claqua violemment et le jumeau se retrouva seul, de nouveau. Le cri qu’il poussa fit froid dans le dos au demi-youkai qui s’éloignait. On aurait dit un animal blessé….

 

 

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La jeune fille rentra au chaud, suivie par un jeune homme qui portait quelques bûches. Il les déposa devant la cheminée et en profita pour raviver le feu.

Le géant se rapprocha de lui :

- Ça, c’est gentil d’avoir aidé Nathalie !

- C’est peu de choses vous savez, je vous dois beaucoup ! Qui sait ce que je serai aujourd’hui sans vous ?! J’ai même récupéré un prénom !

Le jeune homme sourit doucement, même si cela cachait une certaine tristesse.

- Comment ça… ?

La jeune fille s’approcha et s’exclama, joyeuse :

- Oui, c’est moi qui lui ai donné ! Je ne pouvais pas continuer à l’appeler « toi » tout de même ! Tu as devant toi Marc !

Le jeune homme se releva en entendant son nouveau prénom et sourit de plus belle. Devant cet accord entre eux, le géant se contenta lui aussi de sourire.

- Et bien tant mieux ! Je suis enfin heureux de faire votre connaissance Marc !

Comprenant l’allusion, Marc joua le jeu et lui tendit la main, que le géant serra :

- Moi aussi !

Il avait à cet instant un tel sourire que Nathalie en fut toute émue. Très tôt le matin, le jeune homme s’était réveillé avec une faim de loup et s’était levé pour trouver quelque chose à manger. Comme elle était la seule réveillée si tôt, Nathalie s’était fait une joie de lui préparer un petit déjeuner conséquent. Elle en avait profité pour regarder sa blessure et avait constaté avec plaisir qu’il n’y avait plus rien, tout au plus une petite bosse au niveau de la tempe. Le jeune homme semblait en pleine forme mais un brin tristounet… En effet, il n’avait toujours pas retrouvé ses souvenirs, et il avait beau y réfléchir, c’était le trou noir, le vide complet. Prenant pitié du jeune homme, Nathalie s’était alors efforcée de lui redonner le sourire, à l’aide de rires et d’éclats de joie. Ils parlèrent de tout et de rien pendant tout le petit déjeuner, jusqu’à ce que le père se réveille et vienne les rejoindre. La jeune fille avait quelques courses à faire, et comme ils habitaient à quelques kilomètres du village le plus proche, le jeune homme s’était proposé de l’accompagner. Ils avaient donc passé la journée ensemble, installant entre eux une véritable complicité. On aurait dit à la fin de la journée deux amis de toujours, presque un frère et sa sœur. Ce que ne manqua pas de souligner Nathalie. Elle se sentait si bien avec lui qu’elle le lui dit : « J’ai l’impression d’avoir un frère, c’est formidable ! ». Cela fit mal au cœur du jeune homme, mais si imperceptiblement qu’il n’en lui en parla pas. Il ne savait pas pourquoi la notion de frère et sœur lui faisait si mal, mais il ne chercha pas à approfondir la question.

Ils avaient donc passé la journée ensemble, et le père ne pu passer à côté de l’amitié qui unissait les deux jeunes gens. Ce n’était pas de l’amour, sinon ils n’auraient pas été si francs, juste une belle et solide amitié, que les jeunes savent si bien construire. Il en fut touché, surtout que sa Nathalie avait peu d’amis, ils habitaient si loin de tout… Une idée germa alors dans sa tête…

Il entraîna alors Marc vers la table et l’invita à s’asseoir, un sourire sur les lèvres mais un air sérieux dans les yeux.

- Ecoute mon garçon, je dois te parler de quelque chose…

- Oui, je m’en doutais, soupira le jeune homme. Je ne comptais pas m’immiscer comme ça chez vous mais…

- Non, ne t’inquiètes pas pour ça, le coupa le géant. Tu es le bienvenu chez nous !

Les épaules de Marc se détendirent, reposées de toute tension.

- Justement, je me demandais si… Et bien, si tu ne voulais pas approfondir ton séjour chez nous.

- Comment ? s’étonna le jeune homme, n’en croyant pas ses oreilles.

- Papa, qu’est-ce que…

- Attendez que je finisse, continua le géant. Tu n’es resté qu’une journée mais tu t’entends déjà avec ma fille comme un frère ! Et comme tu n’as pas de souvenirs, rien ne te dit que quelqu’un t’attend quelque part… Bien sûr, je te souhaite le contraire, mais en attendant, ça me dérangerait de te lâcher comme ça dans la nature, seul… Et puis, nous n’avons toujours été que les deux, un peu de compagnie nous ferait du bien… Alors si tu acceptes, ce qui ferait sûrement très plaisir à Nathalie, j’aimerai que tu restes avec nous quelques temps !

Le jeune homme souriait de son plus large sourire, tous ses vœux étaient comblés.

- Je serai moi aussi très heureux de rester avec vous !

- Merci Papa ! cria Nathalie qui sauta au cou de son père de bonheur.

Elle se tourna ensuite vers Marc, qu’elle avait baptisé.

- C’est merveilleux, je vais enfin avoir un frère !!!!

Et sans préambule, elle lui sauta aussi au cou. Marc l’accueillit dans ses bras avec joie, tandis qu’au plus profond de son être, une petite vois lui soufflait avec bonheur : « J’ai enfin retrouver une sœur ! ».

Le père, retrouvant son aplomb habituel, lui dit :

- Il faudra que tu nous aide pour les tâches quotidiennes, la vie ici n’est pas facile, mais en s’entraidant, on arrive à tout !

- Bien sûr ! Comptez sur moi !

Devant l’enthousiasme du jeune homme, le géant sourit et lui répondit :

- D’accord, fils.

Ce dernier mot toucha profondément Marc qui en eut les larmes aux yeux. En une journée, il avait perdu toute sa vie, mais il avait retrouvé une famille !

 

 

 

 

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Après cette scène émouvante, Nathalie avait tenu à montrer à son nouveau frère tous les petits secrets de la maison qui l’avait vu naître et où elle régnait en maîtresse incontestée. Marc se familiarisa vite avec la petite chaumière qui était rustique mais très confortable. Et toute la joie qui transpirait à travers Nathalie la rendait très accueillante. Immédiatement accepté par elle, il en venait à vraiment la considérer comme sa sœur, et en ressentait une vraie joie. Comme s’il n’avait cherché que ça toute sa vie ! Après tout, c’était peut-être le cas, il n’en savait rien ! Et bizarrement, plus le temps passait, moins il ressentait le besoin de chercher avec force ses souvenirs…. Cette maison et cette famille était si accueillante, il sentait qu’il pouvait tout à fait recommencer sans problème sa vie là ! Il aimait déjà beaucoup ces deux personnes, qui étaient devenues son univers entier en quelques heures.

Et personne ne semblait le rechercher apparemment… Ils avaient demandé si personne ne le recherchait ce matin au village où ils étaient allés faire les courses, mais personne ne le connaissait, et personne n’avait demandé de ses nouvelles…. Il en déduisait donc que peut-être, personne ne l’attendait… Ou alors si peu pour ceux qui le connaissaient qu’ils ne prenaient même pas la peine de le rechercher, auquel cas il était aussi bien loin de ces personnes-là !

L’heure avançant, lorsque Nathalie réalisa qu’il faisait déjà nuit noire dehors, elle commença à préparer le repas. Une douce odeur alléchante se répandit bientôt dans la petite maison, et Marc se fit un plaisir de l’aider. Il découvrit qu’il se débrouillait plutôt bien en cuisine, talent qui se révélait au fur et à mesure que les gestes lui revenaient. Il prépara ainsi une sauce délicieuse destinée à accompagner la viande rôtie que faisait Nathalie.

Lorsque le père rentra dans la maison, il constata avec plaisir qu’un bon repas l’attendait. Il avait été relever ses filets, et ramenait deux lièvres énormes. Il expliqua à Marc qu’ils pullulaient dans le coin.

- Je t’emmènerai un jour, fils, promis !

Le géant s’adressait maintenant toujours au jeune homme en l’appelant familièrement « fils », comme s’il avait toujours fait partie de la famille, et Marc lui en fut reconnaissant. Il se sentait déjà chez lui.

Il était vraiment détendu lorsqu’il s’assit à table, et lorsqu’il contempla son assiette remplie, il ne pu retenir la phrase qui le démangeait :

- Ça a l’air si bon…. Goku en aurait l’eau à la bouche !

Et il entama son repas sans s’apercevoir de l’air étonné des deux autres. Nathalie en bégaya quand elle lui demanda :

- Mais qui est Goku ?

Marc releva la tête et la regarda, lui aussi surpris :

- Qui ça ?

- Mais Goku ! C’est le prénom que tu viens de dire !

- Quoi ? J’ai dit quelque chose ? Mais non, je te jure que je n’ai pas dit ce prénom, je ne sais même pas qui c’est !

Le père acquiesça à son tour, voulant le rassurer devant l’angoisse qui commençait à se peindre sur le visage du jeune homme :

- Si, fils, tu as dit Goku. Probablement tes souvenirs qui commencent à te revenir ! Mais ne t’inquiètes pas pour ça, tu te rappelleras de tout quand il le faudra, ne te formalises pas là-dessus !

Devant l’air tranquille et assuré du géant, Marc laissa tomber et sourit.

- Oui, vous avez raison, ça me reviendra sûrement ! Même si je n’ai aucune idée de qui peut être ce Goku pour l’instant !

Le géant changea alors de sujet de conversation et le repas finit sur une note plus joyeuse, surtout lorsque Nathalie leur raconta les derniers potins qu’elle avait entendu au village. Les gens pouvaient inventer de telles choses !

- Et tu te rappelles Marc, cette vieille femme qu’on a vu dans la boutique de thé ?

- Oui, celle avec une jambe de bois.

- Oui, c’est elle, et bien Mme Marquau m’a dit qu’elle l’avait vu courir après un jeune homme pas plus tard qu’avant-hier ! Avec sa jambe de bois !

Ils rirent ensemble, et la soirée se finit bien tard, au coin du feu. C’était une tradition chez eux, soit ils restaient à regarder les braises rougeoyantes, soit ils se racontaient des histoires, de vieux souvenirs, d’anciennes légendes….

Ce soir-là, le géant raconta à leur nouveau compagnon comment il avait atterri ici avec sa femme, le soir où Nathalie avait vu le jour et celui où sa chère femme avait rejoint les cieux, leur existence, simple mais si heureuse…. Marc en fut touché, comprenant par là qu’on l’intégrait encore plus à leur petite famille.

Lorsqu’ils durent aller se coucher, Nathalie monta avec lui pour préparer la chambre d’amis, qui allait devenir la sienne. Alors qu’elle faisait le lit, elle lui demanda s’il accepterait d’aller avec elle au village le lendemain.

- Il faut absolument que j’aille voir Golo, il paraît qu’il a réussit à… Marc, ça va ?

Au nom de Golo, le jeune homme avait porté la main à son front, assailli par une migraine épouvantable. Il lui avait semblé que… Mais non, le souvenir disparut aussi vite qu’il était venu.

- Marc, ça va, tu es sûr ?

- Oui, ce n’est rien. Simplement lorsque tu as dit Golo, j’ai eu l’impression de…. Non, laisse tomber, ça va aller !

Il s’assit sur le lit tandis qu’elle venait s’asseoir à côté de lui.

- Tu es sûr ?

Il lui sourit, la migraine était partie aussi vite qu’elle était venue.

- Oui, c’est passé ! Tout va bien !

Elle lui prit soudain la main, incapable de cacher ce qu’elle avait sur le cœur.

- Tout à l’heure, lorsque tu as dis ce nom, Goku… J’ai eu si peur….

- Pourquoi ? lui demanda-t-il doucement.

- Si tu retrouvais tes souvenirs, tu nus quitterais, et alors je serais de nouveau seule et ça…

Les larmes lui montaient aux yeux, aussi Marc la prit-il dans ses bras pour la consoler. Il en profita pour lui dire tout ce qu’il avait lui aussi sur le cœur, le fait que personne ne le recherchait, que s’il avait des amis, ceux-ci ne devaient pas beaucoup l’aimer pour se désintéresser ainsi de son sort, qu’il se sentait si bien chez eux q’il n’avait aucune envie de les quitter… Il lui déballa son cœur pendant qu’elle séchait ses larmes.

Elle en fut très touchée, surtout quand il lui dit qu’il la considérait maintenant comme sa sœur, et que jamais il ne la quitterait. Elle lui sourit et lui répondit à son tour qu’il en était de même pour elle.

Finalement, elle le quitta pour aller se coucher, rassurée.

Quand à Marc, il se coucha rapidement mais le nom de Golo, ou du moins ce qu’il évoquait pour sa mémoire perdue vint le hanter jusqu’à tard dans la nuit. Il avait l’impression sordide d’avoir perdu quelque chose de très important, et cela le tortura jusqu’à ce qu’il s’endorme et oublie à nouveau tout.

 

 

A suivre….